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 Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles

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Message(#) Sujet: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Mer 29 Oct - 19:53



Molly sortit la tête de la baignoire et attrapa son téléphone d’une main lasse. Le petit appareil électronique n’avait pas sonné depuis plus de vingt-quatre heures. C’était la fin. C’était terminé les SMS jusqu’à trois heures du matin et les selfies prisent à chaque matin devant le miroir. Personne ne lui parlait. Elle avait fini comme toutes les autres : oubliée et ignorée. Elle était hors de la vie de tous, coincée dans ce petit bout de pays complétement paumé. Ses amis n’allaient jamais venir la visiter et Molly peinait à avoir suffisamment d’argent pour s’acheter de l’alcool. Elle n’allait pas retourner à New-York de sitôt. Malgré tout la vie continuait… sans elle.

Quittant le bain – l’endroit le plus frais de la maison en ce moment – Molly marcha tel un zombie en lendemain de cuite vers la salle de séjour. Elle avait peiné à s’habiller ce matin, n’ayant pas très envie de quitter son domicile depuis quelques jours. Elle profitait de ses courtes journées de congé à la superette pour profiter au maximum de la vie. Ou plutôt de celle qu’elle avait avant. Bouteille de tequila en main, la jeune femme réalisait maintenant à quel point il était plus agréable de boire en bonne compagnie. La sourie qui avait élu domicile dans un coin de la cuisine était sympa, mais parlait trop peu. Parfois, elle poussait un petit « Squik » contre un bout de fromage.

Cherchant son père dans la maison, Molly fut obligée de constater qu’il était absent. Il devait être partit avec quelques amis pour vivre sans « super méga géniale » vie au grand air. Comment pouvait-elle apprécier de vivre dans un tel trou perdu ? C’était difficile de trouver un salon de coiffure qui acceptait de faire des colorations autre que brunes, les petits vieux du quartier semblaient ignorer qu’Apple était une marque de produits et non un fruit, sans parler du peu d’animation en ville le soir. Il n’y avait rien à faire. Molly passait son temps face à son ordinateur à écrire son roman dans l’espoir de le terminer un jour. Étant un peu trop perfectionniste, elle se retrouvait souvent à modifier ses écrits ici et là plus qu’à écrire de nouvelles pages. Un jour, elle arrivera à la fin de cette histoire. Un jour.

Depuis qu’elle avait emménagé à Moon Falls, Molly semblait être atteinte du syndrome de la page blanche. Les premiers jours et l’effet de la nouveauté lui avaient fait le plus grand bien, mais lorsque la routine s’était finalement installée elle s’était retrouvée dans le cercle vicieux de la procrastination.
Ayant décidé de s’en sortir et de se donner un coup de pied aux fesses, Molly avait tout fait pour se mettre dans un bon mode d’écriture : beignets et chocolat, tequila, bière et même cet alcool chinois étrange qu’avait dissimulé son père dans l’une de leurs armoires. Elle avait gouté à tout, elle avait mangé, bu, puis écrit quelques pages.

Traversant la maison pour rejoindre sa chambre, elle s’installa devant son ordinateur portable. Elle avait écrit plus de trente et une pages ! Elle n’en revenait pas ! Enfin, si. Elle réalisa très rapidement qu’elle avait écrit vingt-neuf pages de « nnnnnnnnnnnnnnn » et de « bbbbbbbbbbbbbbbb » et même de coups de barre d’espacement, vestiges de sa petite sieste de la soirée.

Mélanger les alcools n’était jamais une bonne chose. Maintenant, Molly le regrettait. Elle se sentait un peu nauséeuse, légèrement endormie, mais elle pouvait se réjouir que personne ne puisse la voir à son plus bas. Déposant la bouteille de tequila sur le bureau, la jeune femme décida de sortir prendre un peu d’air. Elle quitta la maison sans même verrouiller la porte derrière elle puis parcouru les rues sans vraiment savoir où aller. Tout ce dont elle pouvait être sûre était qu’elle se sentait mieux en profitant de l’air frais. Elle referma sa veste de laine noire sur son t-shirt et se maudit d’avoir décidé de porter un short court aujourd’hui. Lorsque le vent soufflait, elle serrait les dents. Comment le vent pouvait-il se rendre dans un tel trou paumé ? Il ne pouvait pas aller voir ailleurs ?

En passant devant la caserne de pompier, Molly se demandait s’il y avait quelqu’un de présent ce soir. Elle espérait croiser l’un de ces beaux hommes musclés en plein entrainement physique afin de se rincer un peu l’œil. Avant tout, elle replaça sa chevelure de flamme afin d’avoir l’air présentable puis poursuivit sa marche.

C’était déjà très difficile de marcher avec un cocktail d’alcool dans le sang, mais ce l’était d’autant plus avec une paire d’escarpin dans les pieds. La jeune femme trébucha, puis tomba au sol. Elle ne comprit pas immédiatement ce qui se passait, étalée sur le sol glacé. Comment faisait-il si froid alors qu’elle crevait de chaud depuis le début de la soirée ?
Doucement, Molly se redressa et s’assit sur les fesses. Elle s’était écorché les genoux, mais rien de bien grave. L’horreur était de constater que l’un des talons de ses escarpins s’est brisé, reposant à présent sur l’asphalte, inerte.

Comment cette soirée pouvait être encore plus désastreuse ? Comment Molly pouvait-elle être plus pathétique que ça ? En ayant chuté comme une misérable merde devant le seul endroit où il y avait des hommes sexy pour la regarder. Maintenant, toutes ses chances de drague venaient de s’envoler, tout comme sa dignité.  

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Nathan L. Blake
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Mer 29 Oct - 23:24

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Qui dit nouvelle journée dit nouvelles activités. Cependant, la vie d’un pompier possédait une certaine routine lorsqu’aucune intervention n’était nécessaire. S’il n’y avait pas de chat à descendre d’un arbre, de personne à sauver, de routes à dégager, de zone à mettre en quarantaine ou d’incendie, Nathan devait avouer qu’il s’ennuyait. Ayant commencé aux aurores, il avait eu le temps de s’occuper malgré tout. Rester enfermé dans la caserne à paresser ou à regarder la télé n’était pas tellement son fort. Il lui fallait plutôt de l’action !

Mais comme l’action n’avait pas l’air de vouloir venir à lui, il se contenta de s’entrainer physiquement, enchainant pompes et tractions pour se maintenir en forme. C’était une occupation comme une autre et agir de la sorte n’était en rien suspect. Mais à vrai dire, bien qu’il s’entrainait pour son travail, il s’entrainait également pour son autre travail… Celui qui consistait à tuer des loups-garous.

Seulement, l’entrainement ne pouvait pas non plus durer toute la journée. La matinée était passée et Nathan était en sueur. Il profita des locaux pour prendre une douche avant de se rendre en salle de pause pour manger un morceau. Trois de ses collègues étaient là et cherchaient un quatrième larron pour jouer au poker. Naturellement, ils demandèrent à Nathan de participer lorsqu’ils le virent passer. Le chasseur accepta, estimant que cela l’occuperait un peu.

C’était fou comme les jeux de cartes pouvaient durer longtemps. Nathan n’avait pas vu le temps passer. Une chance qu’il n’avait pas jouer de l’argent réel car il commençait à manquer de jetons. Comme quoi, il n’était pas forcément très doué aux jeux de cartes. Mais peu lui importait de gagner à vrai dire. Ce qu’il cherchait surtout c’était à s’occuper et il devait avouer que ce jeu était plutôt prenant.

Entre deux éclats de rire, la secrétaire les appela pour demander une intervention en forêt. Nathan se porta volontaire, trop heureux de pouvoir enfin bouger. Ses collègues et lui se dirigèrent vers les bois, perdant un peu de temps à cause des chemins boueux, ne facilitant pas l’accès du camion. Peu après, ils se retrouvèrent à scier un arbre qui s’était écroulé sur une voiture. Par chance il n’y avait pas de victimes mais la voiture était hors d’usage. Il ne restait plus qu’à faire venir une dépanneuse.

De retour à la caserne, Nathan remarqua à quel point le camion était couvert de boue. Et puisqu’il n’avait rien à faire et qu’à présent il faisait bien jour, il se décida à le laver. Il fallait bien que quelqu’un le fasse après tout ! Et il n’existait aucune laverie automatique pour des camions de ce genre. Des seaux d’eau, un tuyau, du savon, des éponges… Il était paré ! Il passa un bon moment à astiquer la carrosserie, la nettoyant parfaitement. Seul problème : une telle activité ne permettait pas de rester au sec ! Il était en partie trempé mais il s’en fichait. Seulement mieux valait qu’il ne reste pas mouillé trop longtemps s’il ne voulait pas attraper la mort à cause de ce vent froid qui sévissait depuis quelques jours. Surtout qu’avec le temps qu’il y avait passé, la nuit était tombée et ce n’était pas le soleil qui allait l’aider à sécher. Mais au moins, le camion brillait.

Alors qu’il songeait à rentrer pour se sécher et boire un café avant de finalement rentrer chez lui, il entendit des éclats de voix. Intrigué, Nathan s’approcha et constata que certains de ses collègues riaient. Le pompier suivit leurs regards et découvrit une jeune femme assise par terre devant la caserne, l’air hagard.

« Oh Nate ! T’as raté le spectacle ! T’aurais vu comment elle s’est vautrée ! »
« Clair qu’elle a un peu trop forcé sur la bouteille si tu vois ce que je veux dire ! »
« Et personne n’a eu la bonne idée d’aller l’aider à se relever ? »
« Si je devais ramasser toutes les pochetrones, j’aurais pas fini ! »
« Laisse la, c’est juste une nana bourrée… »

Nathan n’en revenait pas. Même si effectivement elle avait bu, ce n’était pas une raison pour l’ignorer ou se moquer d’elle. Il s’éloigna de ses collègues et s’approcha de la jeune femme assise par terre.

« Hey, salut. » fit-il avec un sourire « Besoin d’un coup de main contre cet escarpin rebelle ? »

Apparemment ce n’était pas l’alcool qui l’avait fait chuter mais plutôt le talon de l’escarpin qui lui avait faussé compagnie. Maintenant qu’il était près d’elle, Nathan put constater que ses genoux étaient écorchés. Sans doute à cause de la chute. Il l’attrapa et l’aida à se relever. Une fois debout, il la souleva dans ses bras et l’amena à l’intérieur de la caserne. Il ne doutait pas qu’elle puisse marcher mais si c’était pour qu’elle retombe, autant éviter.

« On va soigner ce genou et puis vous me direz où vous habitez, je vais vous ramener, d’accord ? »

Il avança jusqu’à l’infirmerie et la déposa sur un lit d’appoint, fouillant dans l’armoire pour trouver de quoi nettoyer les genoux.

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Jeu 30 Oct - 20:31

Leçon numéro un : ne jamais porter de talons aiguilles après avoir consommé un taux d’alcool élevé.

Molly avait trop bu, elle le reconnaissait. Elle avait décidé de faire des excès en se fichant bien de terminer complètement saoule à la fin de la soirée. Elle imaginait que ça aurait pu être aussi marrant que dans les comédies que l’on pouvait voir au cinéma. Heureusement pour elle, elle n’avait pas bu au point de perdre la majorité de ses facultés. Elle pouvait très bien parler, marcher… et tomber.

Ce n’était pas tout à fait la faute de l’alcool. Certes, elle ne marchait pas toujours en ligne droite par moments, mais elle tenait bien en équilibre sur ses escarpins. Pour être certaine de ne pas faire de mauvaise chute elle prenait la peine de peser chacun de ses pas, de s’assurer que ses chaussures touchaient complètement le sol asphalté. C’était probablement la pression qu’elle mettait sur ses escarpins qui avait causé le bris de l’un de ses talons. Malheureusement pour elle, la chute fut inévitable. Elle n’avait rien de cassé, seulement les genoux aussi écorchés que son orgueil.

Heureusement – ou non, elle n’en était pas certaine – quelqu’un vint à sa rescousse. Il s’agissait d’un bel homme musclé comme elle en voyait parfois devant la caserne. Molly ne put s’empêcher de le détailler rapidement de la tête aux pieds. Elle avait bu, mais pas suffisamment pour passer à côté d’un pareil canon de beauté. Son t-shirt mouillé lui collait à la peau, ce qui lui permettait d’avoir un petit aperçu de ce qui se cachait en dessous.

L’homme lui demanda s’il pouvait faire quelque chose pour l’aider. Il était hors de question de passer à côté de ça. Molly hocha doucement la tête sans même le quitter des yeux. Par contre, dès qu’elle ouvrit la bouche, c’était pour dire des bêtises. Elle ne se gênait pas pour exprimer le fond de sa pensée en temps normal et l’alcool l’encourageait vivement à ne pas penser du tout avant de parler.

-« Oui, ce serait apprécié. Et si tu trouves ma dignité, par la même occasion, tu l’achèveras pour moi. » Elle attrapa son talon qui pouvait maintenant servir d’arme du crime.

Il valait mieux qu’elle retire ses chaussures pour poursuivre sa marche. Elle ne pouvait pas boiter jusque chez elle, après tout. Cela ne ferait qu’attiser les rires des autres pompiers. Par une soirée aussi calme, Molly pouvait très bien les entendre d’où elle était. Elle était persuadée que c’était d’elle qu’ils riaient, bien qu’elle ne puisse le confirmer.

À peine avait-elle réussis à se remettre sur pieds, chaussures en main, le bel homme l’attrapa de ses bras musclés et la souleva de terre. Molly n’en revenait pas. Elle passa ses bras autour de son cou pour ne pas avoir l’impression de pouvoir chuter à nouveau à tout moment. Elle le dévisagea l’espace de quelques secondes, mais ne pouvait s’empêcher d’esquisser un sourire.


-« Hey oh, monsieur le pompier, calmez-vous, on vient tout juste de se rencontrer. » Fit-elle d’une voix suave. «  Vous n’allez pas un peu vite en affaire ? Je peux vous donner mon adresse, mais seulement en échange de votre nom. »  

L’homme la mena à l’infirmerie et la déposa doucement sur un lit d’appoint. Elle resta sagement assise, profitant de ce moment. Elle n’allait quand même pas gâcher sa chance avec le seul bel homme qui lui ait réellement adressé la parole depuis son arrivé ici. Habituellement, elle ne faisait que les croiser au supermarché, le pire endroit pour draguer qui que ce soit. Elle n’avait pas spécialement envie d’une relation amoureuse, mais un coup d’un soir de temps à autre ne tue personne.

Lorsque l’homme retira son t-shirt mouillé, Molly ne rata pas une miette du spectacle. C’était encore mieux qu’elle ne l’ait cru. Si elle lui glissait un billet de vingt dans le pantalon, est-ce qu’il pouvait retirer le reste ?


-« Laissez-moi deviner. Vous, vous êtes Juillet. Je vous vois bien poser devant le camion de pompier avec le boyau d’arrosage entre les mains. Vous devez être le fantasme de toutes les petites vieilles du coin. Moi aussi je coincerais mon chat dans un arbre pour vous. »

Posant ses chaussures à côté d’elle, Molly lui offrit un grand et magnifique sourire… qui lui donnait l’air de sortir d’une publicité pour un dentiste.
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Nathan L. Blake
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Ven 31 Oct - 12:13

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Des personnes saoules, il n’était pas rare que Nathan en voit. Même s’il fréquentait assez peu l’unique bar de la ville, c’était surtout dans le cadre de son boulot qu’il voyait des poivrots. A croire que les gens noyaient leur ennui et leurs soucis dans l’alcool. Moon Falls rendait alcoolique ? Il finissait par se poser la question. Lui-même buvait beaucoup mais au moins il tenait bien l’alcool et il se contentait de rester chez lui lorsque c’était le cas. Mais ce n’était pas le cas de tout le monde. Il en eut la preuve juste devant la caserne où il travaillait.

Mais il se demanda tout de même si la chute était dû à l’alcool ingurgité ou plutôt à l’escarpin qui avait perdu son talon. Il ne le saurait probablement jamais et à vrai dire, ce n’était pas tellement la question. Nathan se préoccupait surtout de l’état de la jeune femme. La chute ne l’avait pas vraiment abimée mais il tenait tout de même à ne pas la laisser là, seule sur son trottoir à essayer de ranimer son talon décédé. Il préféra donc tenter un trait d’humour plutôt que de la plaindre. Et cela semblait fonctionner plutôt bien. Il ignorait si c’était l’alcool qui la faisait parler ou si elle était toujours comme ça mais il ne put s’empêcher de rire à sa réponse.

« Je crois que vous êtes tombée dessus en fait… » fit-il avant de se pencher vers elle pour chuchoter sur le ton de la confidence « Ne vous en faites pas pour elle… Mes collègues ont perdu la leur il y a longtemps alors ils sont mal placés pour se moquer. Et croyez moi, c’était bien pire qu’une simple chute… Surtout que vous avez une excuse ! » ajouta t-il en pointant le talon d’un doigt accusateur

Plutôt que de juste l’aider à se relever, Nathan la souleva de terre pour la porter. Entre le talon en moins et l’alcool qu’elle devait avoir dans le sang, il était certain qu’elle ne tarderait pas à chuter à nouveau. Alors autant qu’il prenne les devants et qu’il la transporte à l’intérieur pour voir si elle ne s’était pas blessée plus gravement qu’elle ne le laissait paraître. Une entorse était vite arrivée.

La jeune femme s’accrocha alors à lui et lui fit la réflexion qu’ils venaient à peine de se rencontrer, comme si elle croyait qu’il allait l’emmener dans un coin sombre pour vérifier s’ils avaient davantage d’affinités. Ca, Nathan pouvait le comprendre. A vrai dire, il aurait dû lui dire ce qu’il comptait faire avant de le faire… Mais à quoi bon avoir une conversation sensée avec quelqu’un de visiblement ivre ? Au moins, elle ne l’avait pas giflé.

« Ne craignez rien, je vous sauve juste de ce traitre de talon. » fit-il d’un air amusé « Nathan, c’est mon nom. Je peux avoir votre adresse maintenant ? Comme ça je saurais où vous ramener ! »

Si cela pouvait l’aider à obtenir son adresse pour aller l’y déposer, il était prêt à lui dire ce qu’elle voulait. Il avait terminé son travail, il était donc libre de ses mouvements et pouvait très bien la ramener chez elle. C’était ce qu’il y avait de plus sage à faire. Mais avant toute chose, il l’emmena à l’infirmerie pour vérifier si tout allait bien. Autant profiter du matériel à disposition. Le pompier récupéra de quoi la soigner puis déposa le tout avant de retirer son t-shirt trempé qui lui collait à la peau. Rien de plus désagréable. Il fouilla dans une armoire pour en attraper un autre mais n’eut pas le temps de l’enfiler que la jeune femme lui fit une curieuse réflexion. Juillet ? De quoi parlait-elle ? Il comprit alors qu’elle faisait référence au calendrier des pompiers. Calendrier un peu spécial mais bon, il fallait bien amasser un peu d’argent pour faire tourner la caserne correctement. C’était une curieuse façon de le complimenter mais il trouvait ça plutôt amusant, se mettant à rire.

« En effet, c’est bien moi… Oh et… j’ai une confidence à vous faire… » fit-il en s’approchant d’elle, t-shirt à la main, se penchant pour chuchoter à son oreille d’une voix malicieuse  «  Ce n’était pas le tuyau d’arrosage… »

Nathan se redressa, souriant d’un air amusé avant d’enfiler son t-shirt propre et sec, s’installant en face d’elle sur un tabouret pour commencer à nettoyer les écorchures de ses genoux. Qu’y avait-il de mal à plaisanter et à se prendre au jeu ? Au moins, c’était amusant.

« C’est la première fois que je vous vois par ici. Vous êtes nouvelle dans le coin ? D’ailleurs il me faudra vraiment votre adresse, je vais vous ramener chez vous. Mais avant tout… »

Il termina de soigner ses genoux puis lui attrapa délicatement la jambe où l’escarpin avait perdu son talon. Il posa la jambe de la jeune femme sur la sienne et inspecta sa cheville. Il était pompier mais aussi secouriste. Cela allait de paire. Il savait donc reconnaître les foulures ou les entorses. Doucement, il lui fit faire quelques mouvements de pieds pour voir si tout allait bien.

« Et comme vous êtes sympa, je peux vous fournir un calendrier dédicacé ! »

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Mar 4 Nov - 22:58


Molly a toujours été passionnée par les arts, que ce soit la musique, le théâtre, le cinéma ou bien le dessin. Cependant, l’écriture restait son coup de cœur, sa véritable passion et sa vocation. Elle avait toujours dit que si elle ne pouvait, un jour, devenir une célèbre écrivaine, alors elle vendrait son talent et son âme à Hollywood afin de devenir une grande actrice. Elle avait beaucoup de talent pour la comédie, même si elle ne la jouait sérieusement que très peu souvent. Elle préférait mettre le paquet exagérer et amuser son audience.
Dans le cas présent, l’humour lui permettait d’oublier le moment de honte qu’elle venait de se taper devant la caserne de pompier. Comme l’homme charmant qui venait de la secourir semblait apprécier son humour, elle ne se gênait pas pour mettre le paquet et jouer la demoiselle en détresse auprès de lui. Il pouvait croire que cela soit dû principalement à l’alcool, mais ce n’était pas tout à fait le cas.


-« Oh, Nathan ! Mon héro ! Vous m’avez sauvé la vie ! Comment pourrais-je vous remercier ? Ma famille possède des terres dans le quartier des bourgeois, des souris et des nains de jardins zombies. Je vous en prie, laissez-moi vous offrir un magnifique gnome ensanglanté en preuve de ma reconnaissance. »

Prenant un air de grand dramaturge, Molly jouait son rôle de femme en détresse à la perfection, autant dans les mouvements de bras désespérés que dans sa voix de demoiselle en détresse. Elle se trouvait très amusante. Plaisanter, faire des références à tout et n’importe quoi, cela faisait partie de ses activités favorites. La vie n’était pas amusante sans une dose de fantaisie quotidienne. C’était ce genre d’humour qui faisait en sorte qu’elle se levait à chaque matin pour aller travailler ou aider son père à faire des rénovations dans la maison. Elle devait l’avouer, le fait d’avoir décidé de faire l’ermite chez elle en protestation de ce déménagement ne l’avait pas aidée à tisser des liens sociaux. Ce n’était pas à la caisse d’une supérette qu’elle allait se faire de supers amis. Elle ne se souvenait pas ce que c’était que de parler à quelqu’un de sympathique qui ne la jugeait pas pour ses cheveux.

Nathan amena la jeune femme à l’infirmerie afin de soigner ses genoux écorchés. Ainsi, elle pouvait se débarrasser de ses chaussures, qu’elle décida, après un moment de réflexion, de jeter à la poubelle. Elle ne pouvait rien faire de plus pour les sauver. Elle préférait rentrée pieds nus que de devoir les porter et avoir l’air d’une clocharde bourrée.

Lorsqu’elle vit Nathan retirer son chandail, Molly ne put s’empêcher de faire un commentaire sur son corps de rêve. Elle ne pouvait pas détourner les yeux de lui non plus. Il était tellement canon que même les mecs de ses fantasmes pouvaient aller se rhabiller.
Une fois de plus, il lui prouva à quel point il était formidable en répondant avec humour à ses commentaires. Il lui confia un petit secret, se penchant vers elle pour le lui murmurer à l’oreille sur le ton de la confidence. Maintenant, toutes sortent de pensées, pas toujours chastes et pures, traversaient l’esprit de Molly. Elle, tout ce qu’elle pouvait faire était d’analyser les informations qu’elle venait de recevoir, chasser les pensées qui surchargeaient son cerveau et tenter de redémarrer le système qui contrôlait son corps après qu’il ait planté. Si elle parlait, elle risquait fortement de baver, également.

Molly resta figée, les yeux aussi grands ouverts que sa bouche ronde. Si on pouvait l’associer à un poisson, ce serait probablement à un saumon ou à une truite. Peu importe, elle avait la même tête. Reprenant le contrôle de son corps, et très légèrement de ses esprits, elle se mit à glousser, amusée. Lui, il n’avait pas que le physique, il avait également l’humour. Il s’agissait de deux traits qu’elle appréciait chez un homme.

Afin de changer un peu de sujet de discussion, Nathan lui demanda si elle était nouvelle dans la ville puisqu’il ne l’avait jamais rencontrée auparavant. Il insista également pour avoir son adresse. Ça allait attendre encore un peu puisque l’esprit loufoque de Molly avait encore de nouvelles conneries à lui sortir.


-« Je ne suis pas nouvelle. En fait, j’ai toujours été là. Je suis le fantôme d’une femme dont le cœur a été brisé et qui doit vivre éternellement dans cette ville tant qu’on ne l’aura pas délivré de la malédiction la hantant depuis des siècles. Chaque nuit, je revête l’apparence d’une magnifique jeune femme afin de séduire les beaux et courageux pompiers et ainsi trouver celui qui me délivrera de cette infâme condition. Je suis prisonnière de cet endroit depuis trop longtemps. Six mois pour les humains comme vous, mais des millénaires pour moi. »

Il était temps d’être un peu plus sérieuse. Molly devait donner son adresse et elle allait le faire, maintenant qu’il l’avait soignée. Elle se pencha sur le côté et étira le bras pour attraper un stylo ainsi qu’un bloc-notes. Elle entreprit de noter toutes les informations nécessaires et qu’elle jugeait importante afin que Nathan la raccompagne chez elle, mais aussi pour qu’il ne l’oublie pas. Elle n’allait tout de même pas couper contact avec un beau jeune homme qu’elle venait tout juste de rencontrer et qui représentait sa première réelle interaction sociale avec une personne autre qu’un membre de sa famille depuis qu’elle vivait de ce trou perdu.

-« Voici mon adresse, mon numéro de téléphone et même mon nom – crois-moi, tu n’oublieras pas de toute façon. » Elle regarda le bout de papier, satisfaite de son écriture. « Tu veux d’autres informations ? Expérience de travail ? Groupe sanguin ? Préférences sexuelles ? Goûts musicaux ? Ah ! J’allais oublier… » Elle se remit à griffonner. « Lieu de travail, adresse e-mail, pseudonyme Steam, Instagram, Pinterest et Skype. Voilà. »

Toute fière, elle tendit le bout de papier à Nathan, puis posa le bloc-notes et le style à côté d’elle. En prime, elle allait pouvoir obtenir un calendrier des pompiers autographié ! Ça valait bien la peine d’assassiner sa dignité sous une paire de fesse qui a mangé un peu trop de ramens et de plats surgelés récemment.

-« C’est tellement charmant de votre part. Ta part. T’es trop canon pour être vouvoyez comme les ancêtres du quartier. Si jamais il te faut un photographe pour la prochaine édition, n’hésite surtout pas à m’appeler. J’ai l’œil pour ce genre de choses. »

Molly posa les pieds au sol. Elle sentait un peu ses genoux, les blessures brûlaient à cause du désinfectant, mais d’ici quelques jours elle aura complètement oublié cet accident. Par contre, elle se souviendra toujours aussi bien que Nathan. Prête à marcher pieds nus malgré le froid, elle ajusta sa veste sur ses épaules.

-« Aurais-je l’honneur d’être raccompagnée à bord de votre carrosse, noble chevalier ? À moins que votre monture ne nous attende bien patiemment à l’extérieur ? »

Dans la langue Mollyesque, cela signifiait : « j’espère que tu as une voiture parce qu’il fait froid dehors et que si l’envie t’en prend, je préfère chevaucher ton fidèle destrier plutôt que de rentrer chez moi. ». Heureusement pour Nathan, elle savait se montrer poétique, à défaut de sembler complètement saine d’esprit.
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Nathan L. Blake
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Mer 5 Nov - 20:00

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Nathan avait pour habitude d’aider les gens. Il n’avait pas choisi sa carrière de pompier par hasard. En fait, il le devait à sa mère. Même si elle lui avait inculqué la haine des lycans, elle lui avait aussi enseigné le fait de veiller sur les humains qui ignoraient tout. C’était surtout ça qui le motivait : protéger ceux qui ne pouvaient pas le faire eux-mêmes. Alors devenir pompier avait été une continuité logique pour lui. Il n’avait pas peur de grand chose et sa carrure lui était bien utile pour ce qu’il avait à faire. Aujourd’hui encore, il sauvait quelqu’un… Mais pouvait-on réellement dire ça ? Aider une fille à se relever après une petite chute n’avait rien d’héroïque ou d’épique en soit. Ce n’était même pas un sauvetage, même si quelque part, il essayait d’éviter qu’elle perde sa dignité pour de bon face à ses collègues. Mais vu la réaction de la jeune femme, il commençait à se dire que c’était plus héroïque qu’il ne l’aurait cru. Bien entendu, il prenait ça à la rigolade mais la jeune femme avait une telle façon de tourner les choses qu’il ne put s’empêcher de sourire largement. Quelle comédienne ! Il ne doutait pas un seul instant que c’était l’alcool qui s’exprimait à travers sa bouche. Mais au moins ça avait quelque chose de comique. Bien plus que sa chute qu’il n’avait même pas vue au final.

Alors, Nathan se prit au jeu. Mieux valait rire de tout ça plutôt que d’en faire une affaire nationale. Ce n’était rien après tout. Et ayant fait du théâtre lorsqu’il était jeune, le pompier se sentit comme poussé, encouragé à répliquer sur le même ton, ce qu’il fit.

« Vous n’avez pas besoin de me remercier gente dame, je n’ai fait que mon devoir ! Et je ne voudrais pas vous priver de vos biens… Je n’ai de toute façon pas de jardin à garnir, je vis en forêt. Un simple sourire et vous ferez de moi le plus heureux des hommes ! »
fit-il en baissant la tête comme s’il faisait une révérence

Ils n’avaient pas franchement l’allure qui collait avec  ce qu’ils disaient mais qu’importe ? Cette jeune femme n’était pas ordinaire vu la couleur de ses cheveux. Ici, la plupart des gens étaient « couleurs locales » et se fondaient parfaitement dans la masse, ce qui n’était pas son cas. Une nouvelle venue sans doute, qui n’avait pas encore succombé aux reproches des petits vieux qui faisaient partis des meubles. Et Nathan ne faisait pas parti de ces gens là. Un peu d’originalité était une bonne chose non ? Ce n’était pas pour rien qu’il adorait le style de Betsy.

Mais malgré tout, il se trompait peut-être. Peut-être était-elle là depuis plusieurs années et qu’il ne l’avait juste jamais croisée. Ca restait peu probable mais ça restait possible tout de même. Ainsi, il l’interrogea, curieux. C’était aussi une façon d’estimer son degré d’alcoolémie et de lui faire oublier une éventuelle douleur aux genoux ou à la cheville. Mais apparemment elle ne semblait pas souffrir des masses.

La réponse que lui fournit alors la jeune femme ne manqua pas de le surprendre autant qu’elle l’amusa. Avec elle, mieux valait qu’il ne prenne rien au sérieux tant qu’elle aurait un fort taux d’alcool dans le sang. Au final, il eut la réponse à sa question mais la formulation valait le détour. A présent au sec, Nathan fit une moue qui se voulait affectée, compatissant au malheur de cette pauvre âme perdue qu’elle était censée être.

« Quel drame… Je compatie… Si vous voulez tout savoir, je suis aussi une créature de la nuit… mais ça reste entre nous hein ? » fit-il sur le ton de la confidence

C’était bien entendu inventé de toutes pièces mais elle le faisait bien aussi non ? Il pouvait bien prétendre être un loup-garou. Qui le croirait ? Pas une fille ivre qui aurait sans doute tout oublié le lendemain matin. Il ne se formalisa donc pas de ce qu’il pouvait raconter.

« Six moi hein ? » continua t-il sans attendre de réaction de sa part « Moi ça fait 22 ans… Et je n’avais encore jamais vu de talons traitres à ce point. Heureusement que je suis là pour vous aider maintenant. »

Il lui offrit un sourire et continua de s’occuper des potentielles blessures de Molly. Ne se préoccupant pas de ce qu’elle pouvait bien écrire ou dessiner sur le bloc-notes dont elle s’était emparée, il continua d’examiner sa cheville. Vu l’absence de réaction de sa part, il en déduisit qu’elle n’avait rien. Au moins il n’aurait plus besoin de la porter. Mais il valait mieux qu’elle abandonne ses chaussures si elle ne voulait pas réitérer l’expérience d’une chute remarquée. Il lui rendit sa jambe, la laissant retomber le long du lit sur lequel elle était assise puis s’empara du bout de papier qu’elle lui tendait. Dire qu’il voulait simplement son adresse… Il se retrouvait avec un résumé de sa vie là. Secouant la tête, il se mit à sourire d’un air amusé.

« Je crois que j’ai tout ce qu’il me faut… Mais dans le pire des cas, je sais comment vous contacter pour vous demander une nouvelle information au besoin ! Ah si… Dites moi ce que vous aimez manger tiens. Dans un dinner… »

Quand on avait bu, il fallait manger pour éponger. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Nathan se leva et retourna fouiller dans l’armoire à la recherche de chaussures qui pourraient aller à Molly. Plutôt difficile vu qu’il n’y avait quasiment que des hommes qui travaillaient ici mais il en localisa une paire de petite taille, similaires à celle qu’elle portait. C’était des chaussures à talon plat et vraiment basique mais c’était bien mieux qu’une chaussure à talon abimé. Il en profita également pour attraper un calendrier qui restait et revint vers la jeune femme, lui tendant les chaussures. Molly lui faisait d’ailleurs un compliment tout en le tutoyant. Nathan ne s’en formalisa pas du tout.

« Je ne doute pas avoir affaire à une connaisseuse… A vrai dire, on a notre photographe attitré mais… tu pourras toujours venir assister à la séance photo. » fit-il avec un sourire avant d’agiter les chaussures sous son nez « Tiens, prends ça. Ca devrait être ta taille… Ce sera mieux que tes chaussures abimées. »

Mais à peine Cendrillon s’occupait-elle de ses chaussures qu’elle se remit à parler d’une drôle de façon. Pas besoin d’être un intellectuel pour comprendre ce qu’elle voulait. Mais de toute façon, Nathan avait déjà son idée sur la suite des évènements. Il attrapa le stylo et signa le calendrier avant de lui donner puis il hocha la tête et lui tendit la main pour qu’elle s’en saisisse. C’était pour jouer la comédie mais aussi pour la maintenir si elle n’était pas encore très stable sur ses pieds. Il ignorait toujours si la chute était due à son talon cassé ou à son ivresse.

« Bien entendu, j’allais vous le proposer. Malheureusement il m’attend à l’extérieur mais il y a peu de marche à faire… Si vous voulez bien vous donnez la peine… »

La main de Molly dans la sienne, il se dirigea doucement vers la sortie après avoir attrapé sa veste qu’il enfila rapidement. Il la guida jusqu’à l’extérieur où il rejoignit sa voiture garée sur le parking. Il s’agissait d’un 4x4 un peu abimé qui paraissait avoir déjà bien roulé. Il déverrouilla les portières et la laissa grimper à l’intérieur avant de faire de même.

« Bien installée ? Puisque je connais ton adresse désormais, ce sera plus simple. Mais avant tout, on doit aller autre part… »

Il démarra et roula quelques minutes avant d’atteindre le fast-food, s’insérant du côté drive. Moon Falls était peut-être une ville paumée mais il y avait tout de même un drive chez Annette. Pour les travailleurs, c’était bien plus pratique. Nathan ayant déjà questionné Molly, il commanda ce dont elle lui avait parlé tout à l’heure, prenant quant à lui un simple beignet et un café chaud. Il paya la commande et tendit le sac à Molly.

« Mange, ça te fera du bien. »

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Ven 7 Nov - 19:50

Lorsqu’elle buvait un peu trop, Molly devenait la femme la plus joyeuse du monde. Elle ne se laissait jamais abattre et trouvait toujours de nouvelles imbécilités à dire ou à faire. Il valait mieux la garder à l’œil dans ces cas-là, car il suffisait qu’on lui lance un défi pour qu’elle s’y jette tête baissée sans même réaliser des conséquences que cela pouvait engendrer. C’était en partie pour ce genre de raison qu’elle s’était retrouvée à boire toute seule. Premièrement, le but avait été de tromper l’ennui et, ensuite, de se sentir plus joyeuse et rieuse. La dernière fois qu’elle avait consommé un certain taux d’alcool, elle avait passé trente minutes devant le réfrigérateur à rire à la simple vue d’un camembert.

L’idée d’être coincée à Moon Falls depuis plus de six mois et d’y rester encore un long moment la déprimait. Comment Nathan avait pu passer la majeure partie de sa vie ici ? N’avait-il jamais connu le plaisir de vivre dans une grande ville ? Comme la grande dramaturge qu’elle était, elle attrapa maladroitement son bras et le regarda d’un air désolé. Elle avait presque pitié pour lui, en ce moment.


-« Jamais je ne divulguerais votre secret. Ils pourront bien tenter de me faire peur, de me blesser, de me briser, mais jamais je ne céderais. Nous devons nous unir et faire face à ces gens cruels qui tenteront de nous séparer ! Vous êtes restés trop longtemps seul dans cette ville. Maintenant, je suis là et je ne vous quitterais plus. Fuyons ! Fuyons vers la grande ville, là où personne ne nous jugera ! »

À quelque part, Molly le pensait vraiment. Ça pourrait faire un jolie roman à l’eau de rose tout cela. Une femme, un homme, tous deux fuyants une petite ville avec de gros rêves et d’immenses espoirs quant à une vie meilleure. Elle n’avait pas envie de rester ici pour le reste de ses jours. Elle savait bien que tant et aussi longtemps qu’elle n’aura pas amassé les fonds nécessaires elle ne pourra quitter la ville. Elle était coincée ici qu’elle le veuille ou non. La seule chose qui pourra lui permettre de fuir est sa propre volonté de partir.

Heureusement pour lui, Nathan savait comment faire en sorte de détourner l’attention de Molly et la faire changer de sujet. Il suffisait simplement qu’il parle d’autre chose et elle n’insistait pas. Elle ne réalisait même pas le but de la manœuvre. Lorsqu’elle lui donna une feuille avec la liste complète de ses coordonnées, il en profita pour lui demander ce qu’elle aimait manger. Pendant quelques secondes, Molly se tut et se plongea dans une profonde réflexion.


-« Ça dépend de quelle sorte de diner. Si c’est pour un dernier rendez-vous, ne jamais manger quelque chose qui dégouline de mayonnaise comme un sandwich ou vous remplis la bouche comme des sushis. Quand j’ai bu, j’adore manger un gros hamburger du McDonald. Quand je me sens mal, je dévalise les boutiques de beignets. Mmmh…. Beignets…. »

Elle en salivait presque, savourant les images de nourritures qui parvenaient à son esprit. Elle avait envie de manger. Lorsque Nathan lui proposa une paire de chaussures à porter, elle ne protesta même pas. Elle les enfila et constata qu’elles lui donnaient un certain style. Elles étaient légèrement grandes pour elle, mais cela offrait un certain confort.

-« Elles sont sympa. Quel homme possède des si petits pieds ici ? Ça veut tout dire… »

Lorsque Nathan lui tendit le calendrier, elle l’attrapa et le sera contre elle comme si elle voulait éviter de l’échapper ou qu’elle s’y accrochait que si cela pouvait l’empêcher de tomber. Par contre, dès que l’homme lui offrit sa main, elle n’hésita pas à l’attraper. Il y a si longtemps qu’elle n’avait pas été près d’un homme comme ça. La dernière fois qu’elle avait eu un contact avec une personne de la gente masculine, il s’agissait d’un petit vieux qui lui avait tapé les fesses alors qu’elle s’était penchée pour ramasser une boite de biscuits secs tombée au sol dans l’un des rayons de la supérette.

Une fois à l’extérieur, Molly se colla légèrement contre Nathan. Elle marchait à ses côtés, tentant de ne pas trop dévier de sa trajectoire par ses pas parfois maladroits, jusqu’à ce qu’ils arrivent à sa voiture.


-« Trop sympa ta voiture. Je savais que tu n’étais pas du genre à avoir une corvette. » Fit-elle en s’amusant de sa propre réplique.

Molly s’installa confortablement dans la voiture et boucla sa ceinture. Un peu plus et elle se mettait à sautiller dans son siège, impatiente de démarrer. Elle adorait les grosses voitures, celles qui pouvaient se balader dans la forêt, faire peur à n’importe qui sur l’autoroute et la faire sentir en parfait contrôle du monde. Elle aimait la sensation de conduire des véhicules qui ne lui donnait pas l’impression que n’importe qui pouvait la réduire en poussière au moindre impact. Les Smarts n’étaient clairement pas conçues pour elle.


-« On doit aller où ? Chez toi ? Dans une secte secrète où vous allez me sacrifier en l’honneur de votre Dieu débile ? Je te le dis tout de suite, je ne suis pas vierge alors je vais faire foirer votre rituel. »

Heureusement pour elle, personne n’allait la faire brûler ou l’écorcher vive ce soir. En fait, elle eut droit à de la nourriture. Elle ne se gêna pas pour commander un hamburger, une boite de beignet et elle osa demander un croissant en cas de fringale nocturne. Elle se levait parfois au milieu de la nuit pour se faire un sandwich qu’elle mangeait, couchée dans son lit, prête à se rendormir à tout moment.

-« Tu sais comment faire plaisir à une femme. Mais comme je n’ai pas d’argent sur moi, je vais te rembourser autrement. Pas en nature, ça donne des crampes de faire ça après le repas. Tu vas venir chez moi, un soir, et je vais te cuisiner le meilleur repas que t’as jamais mangé de ta vie. »

Attrapant le sac qu’il lui tendait, elle le remercia et commença à engloutir son hamburger. Elle avait complètement oublié d’avoir la classe. Elle avait simplement l’air d’un animal se goinfrant avec appétit.

-« J’ai toujours dis… » Commença-t-elle avant de terminer sa bouchée. « Que l’homme de ma vie sera celui qui m’offrirait des roses de bacon pour me prouver son amour. Aussi, il ne doit pas avoir peur d’en cuisiner torse nu, parce que moi je suis capable de le faire. » Elle mordit à nouveau dans son hamburger, dont il ne restait plus grand-chose.

Une fois chez elle, Molly débarqua de la voiture et jeta l’emballage de hamburger dans la poubelle posée sur le bord de l’allée. Elle déverrouilla tant bien que mal la porte de chez elle et alla tout déposer sur le comptoir dans la cuisine avant d’échapper quoi que ce soit.


-« Hey, Pépé ! Je suis de retour ! Qu’est-ce que tu m’as piqué durant mon absence, encore ? »


Elle s’adressait au prétendu fantôme qui rodait dans sa maison. Elle aimait se raconter des histoires et encore plus croire qu’elles pouvaient être vraies. S’il y avait un esprit dans cette demeure, ce devait être elle qui volait parfois ses cosmétiques et les cachaient entre les coussins du canapé. Molly s’avança dans le salon pour éviter Nathan à entrer.

-« Ne t’en fais pas, Pépé ne fait pas de coups de putes aux gens qu’il ne connait pas. Sauf si t’es l’un des vieux détestables qui souhaitaient sa mort. Tu vois, c’est un esprit qui… Ah ! Mon vernis à ongle ! »

Elle se pencha sur le canapé pour attraper le petit flacon posé sur la table basse. Ne pouvant pas l’atteindre, elle se pencha encore un peu et bascula pour chuter sur le canapé avant de rouler sur le sol. Après un petit cri de surprise, elle leva fièrement le bras en l’air, tenant sa bouteille de vernis à ongle.


-« Merci Pépé ! »
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Nathan L. Blake
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Jeu 13 Nov - 20:38

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
L’idée de vivre dans une grande ville n’avait jamais traversé l’esprit de Nathan. Après tout, pour un chasseur de loups-garous, rien ne valait la forêt même si les loups étaient partout. Et puis, même s’il n’était pas né à Moon Falls, cela restait sa ville, l’endroit où il avait grandi et appris à devenir un chasseur. A ses yeux cela suffisait largement. Même s’il devait avouer que pendant son adolescence il avait été curieux de voir les grandes villes, l’arrivée de Betsy avait tout chamboulé. Et à présent il ne songeait plus du tout à bouger d’ici. Tant qu’elle serait là, il ne voyait aucune raison de faire des projets ailleurs.

Toutefois, il comprenait bien que quelqu’un ayant vécu toute sa vie en ville déprimait à se retrouver soudainement là. Les six mois de Molly devait effectivement lui paraître une éternité. Nathan n’était pas du genre à porter un jugement sur les gens mais il s’amusait de la façon qu’elle avait de voir les choses. Assurément, les gens de la campagne et des villes avaient assez peu en commun. Mais il suffisait de s’adapter un minimum… Ou alors de passer pour une originale, ce qui avait l’air d’être son cas. Nathan n’y attachait aucune importance, à vrai dire il appréciait même plutôt ça. Il ne se fit donc pas prier pour répondre à son petit jeu.

« Je savais que je pouvais compter sur vous ! Mais nous devons prendre gare… Ils sont rusés et sournois ! Ils tenteront de piéger notre chemin jusqu’à la cité merveilleuse ! Notre délivrance est si près et si loin à la fois… Mais je saurais vous guider, n’ayez crainte ! »

A ces mots, il lui prit la main et fit une légère révérence. Vraiment, il aurait dû continuer à faire du théâtre, cela l’amusait autant qu’à l’époque. Mais tout ça ne restait qu’un jeu. Il était hors de question pour lui de quitter Moon Falls pour partir à la ville. Surtout qu’il n’était pas seul. Et il aurait préféré mourir que d’abandonner Betsy même s’il se doutait bien qu’elle saurait parfaitement se débrouiller sans lui. Ce n’était pas comme si elle avait encore besoin de ses cours.

Mais Molly, elle, avait franchement besoin de manger pour faire passer son état d’ivresse. Et si elle ne voulait pas être malade, mieux valait qu’elle ait quelque chose dans l’estomac. Quitte à vomir, c’était mieux d’avoir quelque chose dans le ventre pour le faire. Et puis, la questionner permettait à Nathan de mieux la canaliser. Il sentait bien qu’elle partait un peu dans tous les sens. Mais quoi de plus normal ? Quand on était ivre, on avait tendance à ne plus être tout à fait soi-même. Du coup, le pompier ignorait s’il aurait droit à une vraie réponse ou encore à du grand n’importe quoi. Mais il se contenta de retenir ce qu’elle lui cita.

« Pourtant la mayo, y a que ça de vrai ! Mais c’est vrai qu’il vaut mieux l’éviter vu votre état… Hamburger et beignets hein ? C’est noté. »

C’était peut-être difficile à croire vu sa carrure qui ne semblait pas avoir de graisse mais Nathan mangeait comme quatre. Il ne se privait de rien, il adorait manger. C’était l’un de ses plus grands plaisirs dans la vie et il avait la chance d’avoir sa cuisinière attitrée. Même si c’était gras, salé, sucré, il s’en moquait. Les cinq fruits et les légumes se trouvaient souvent être plutôt dix ou quinze dans la journée de toute façon. Tant que son palais appréciait, il n’était pas regardant.

Molly n’était pas regardante non plus quant aux chaussures de remplacement qu’il lui fournit. Vu son état, il se serait attendu à ce qu’elle râle mais même pas. Elle fit cependant un commentaire qui fit rire Nathan. Il voyait très bien ce à quoi elle faisait allusion.

« A vrai dire elles appartiennent à une collègue… Il n’y a pas que des hommes qui bossent ici. Du coup… elle n’a rien à cacher ! J’aurais pu te prêter les miennes mais tu aurais nagé dedans… Je fais du 46… » fit-il avec un sourire amusé

Bien entendu, il soulevait là un double sens mais n’en rajouta pas. A quoi bon ? Même s’il s’amusait, il se doutait bien qu’elle ne retiendrait rien de la soirée. Enfin quelque part, il comptait là-dessus aussi, ne désirant pas se trouver trop ridicule. Il troqua donc Nathan le débauché contre Nathan le galant et lui offrit sa main, plus pour qu’elle ait un appui qu’autre chose. Et puis, cela se faisait aussi dans la continuité de leur petit jeu. Mais il se doutait bien qu’elle allait vite déchanter en apercevant ce qui lui servait de véhicule. Une fille de la ville devait être habituée à voir de belles voitures…

Voyant qu’elle titubait un peu et qu’elle se collait à lui pour ne pas tomber, il lâcha sa main et l’entoura de son bras pour qu’elle ait un meilleur appui. Il s’attendait à ce qu’elle se mette à rire une fois devant le « destrier » mais ce ne fut pas le cas. Cependant, il ne savait pas trop si elle se moquait de lui ou si elle était sérieuse. En fait il ne savait pas comment le prendre. Du coup, il préféra le tourner en autodérision.

« Ca veut dire quoi ? » demanda t-il avec un sourire amusé « Je suis un prince rural tu vois… Ma monture est tout terrain, elle n’aime pas tellement les chemins trop plats… »

Au moins, l’intérieur était des plus confortables. On aurait même pu y passer la journée que ça n’aurait pas été dérangeant. Les sièges étaient moelleux et agréables, l’isolation était parfaite et coupait les sons et le froid ambiant. Et détail important : elle en avait sous le capot ! Nathan démarra donc. Bien qu’ayant mémorisé l’adresse de Molly –en espérant qu’il s’agissait bien de la bonne-, il préféra avant tout s’arrêter quelque part. Bien qu’il aurait pu la conduire chez elle directement et cuisiner une fois sur place, il ne voulait pas non plus faire trop comme chez lui. Et il n’était pas sûr que dans son état elle soit capable de cuisiner. Ainsi, il prévoyait de passer chez Annette pour prendre de quoi remplir son estomac. Molly y alla de sa réplique habituelle, faisant rire Nathan. Décidément, elle n’avait honte de rien.

« Tant mieux parce que je préfère les femmes qui ont de l’expérience… A manger ! J’ai oublié de te dire que j’étais cannibale et que je t’emmenais dans ma maison au fond de la forêt pour te dépecer et te manger petit à petit ? »
fit-il d’un air sérieux avant de rire « On va s’arrêter prendre un truc à manger. Je ne tiens pas à t’empoisonner et il faut que tu manges ! Pas de l’humain, promis. »

Arrêtés au drive, il la laissa choisir puis paya la commande en totalité. Il ne comptait de toute façon pas lui demander de payer. C’était son idée, son invitation, c’était la moindre des choses. Mais Molly ne l’entendait pas de cette oreille et comptait bien le rembourser d’une façon ou d’une autre. Elle lui proposait un diner chez elle, ce qui contenta l’estomac du pompier. Par contre, il doutait y manger le meilleur repas de sa vie car il savait mieux que personne que Betsy était un véritable cordon-bleu indétrônable à ses yeux. Mais ce n’était pas une raison pour refuser.

« Je suis curieux de voir ça ! J’aime tout donc ne te complique pas la vie. Par contre, il faudra que je te recontacte pour te dire quel soir, je suis pas mal pris avec mon boulot et je ne voudrais pas te faire faux bond. De toute façon… j’ai de quoi te contacter ! »


C’était assez amusant de voir cette fille, venue de la ville et donc supposée savoir se tenir, dévorer son hamburger. Elle ne faisait pas de manières et mangeait avec appétit. Nathan était amusé de la voir faire et pas du tout dégouté. Il préférait ça plutôt que de la voir sortir des couverts pour manger ça. Mais ce qu’elle racontait dépassait l’entendement. Nathan secoua légèrement la tête en souriant, songeant que cette fille était un sacré numéro à elle toute seule.

« Tu aimes le risque ! T’es pas une fille ordinaire. Je suis sûr que tu trouveras plus facilement ton bonheur ici que tu ne le crois. Il n’y a pas que des vieux ronchons dans le coin, tu verras. »

Mais même ivre, elle arrivait encore à se rappeler qu’il fallait jeter le sac à la poubelle et non le laisser trainer dans la voiture. Un autre bon point pour elle. Nathan la suivit le long de l’allée et attendit patiemment qu’elle déverrouille la porte. Techniquement il n’avait plus besoin de la suivre puisqu’elle était chez elle mais il devait encore récupérer les chaussures et s’assurer que tout irait bien pour elle. Gobelet de café en main, il sirotait sa boisson en attendant qu’elle ouvre.

Une fois à l’intérieur, il constata qu’il n’y avait personne. Toutefois, elle s’adressait à quelqu’un qui ne se manifestait pas. Nathan eut bientôt un début de réponse : ce n’était pas une vraie personne. Voilà qui expliquait pas mal de choses et qui ne le surprenait pas tant que ça. En quelques secondes, Molly avait disparu de son champ de vision, faisant la culbute sur le canapé. Nathan sourit, amusé et se pencha par dessus le canapé.

« En voilà un fourbe petit vieux… Mais on dirait qu’il veille quand même sur toi. Je peux vous laisser tous les deux ? Vous ne ferez pas de bêtises hein ? »

Il se redressa et contourna le canapé, buvant une gorgée de son gobelet. Même si Molly semblait actuellement avoir la capacité d’attention d’un hamster, Nathan espérait secrètement qu’elle l’écouterait.

« Tiens, tu peux me rendre les chaussures ? Mieux vaut que ma collègue les retrouve demain. Et puis ici, plus besoin de chaussures ! »

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Jeu 13 Nov - 22:06

En temps normal, Molly n’avait pas la langue dans sa poche. Saoule, les choses sortaient bien plus facilement de sa bouche. Elle ne prenait pas le temps de réfléchir et disait ce qui lui passait par la tête sans le moindre filtre. Le pauvre Nathan allait finir par découvrir que la jeune femme qu’il voyait actuellement était un portrait très semblable à la réalité. Dans la vie de tous les jours, par contre, Molly tentait de ne rien dire qui la ferait passer pour une idiote ou pour tout ce dont elle ne voulait pas ressembler. Malheureusement, jusqu’à présent elle s’était montrée maladroite, pathétique, ridicule et totalement saoule. Pourtant, elle ne semblait pas trop réaliser ce qui se passait. Une fois qu’elle sera sobre, elle se souviendra de quelques moments qu’elle regrettera probablement.

Après avoir mis des chaussures – qui lui paraissaient bien sympa en ce moment – légèrement grande pour elle, Molly ne put s’empêcher de faire de petits commentaires ici et là. Elle riait déjà à imaginer à quel genre d’homme elles pouvaient bien appartenir. Cependant, ces bottes appartenaient à une femme, ce qui était bien moins amusant. Nathan avait raison, il aurait dû lui prêter les siennes, comme ça elle aurait pu continuer de s’amuser. Elles auraient été bien trop grandes pour elle, mais elle serait rentrée dedans.


-« Avoir su j’aurais fait craquer mon short… » Commenta-t-elle avec une légèrement moue, fixant les bottes qu’elle avait aux pieds.

Il était maintenant temps qu’elle rentre chez elle et se reposer un peu. Nathan était prêt à la reconduire à son domicile à bord de sa voiture. Molly n’allait certainement pas refuser cette aimable proposition, en profitant au maximum. Alors qu’ils marchaient vers le véhicule, elle se collait contre Nathan, ravie qu’il ne la repousse pas. Une occasion comme ça ne se produira pas à nouveau de sitôt. Elle allait donc se réjouir qu’un bel homme musclé marche ainsi à ses côtés. Ça changeait des câlins de sa souris, peu affectueuse.

Une fois à la voiture, Molly ne put retenir un commentaire à ce sujet. Nathan lui demanda ce que cela signifiait. Était-ce mal d’avoir une corvette ? Pas vraiment, mais ce n’était pas le genre de voiture qu’elle appréciait. Ce qui était bien avec les grosses voitures étaient de dépasser toutes les petites voitures sans craindre quoi que ce soit.


-« C’est comme pour les pieds ! Grosse corvette, petite… » Elle haussa les sourcils à quelques reprises, de façon peu subtile, afin de lui faire comprendre le message.

Dès qu’elle sera sobre, Molly regrettera d’avoir fait autant d’insinuations sexuelles. C’était si peu subtile et trahissait le fond de sa pensée, qu’elle aurait bien gardé secret. Elle savait draguer mieux que ça, tout de même. Lorsque Nathan lui promis qu’en l’amenant manger il n’y allait pas avoir de cannibalisme, elle ouvrir la bouche pour faire un commentaire du genre « si c’est toi le plat principal je suis prête à te dévorer tout cru. », puis réalisa à quel point c’était stupide avant de se taire. Son cerveau avait réussis à reprendre du service pour quelques minutes et il avait su agir au moment le plus importun pour ne pas la faire paraitre pour une célibataire endurcie et désespérée.


-« Je ferais un très bon repas, tu sauras. Je suis marinée à la tequila, la bière et au rhum et assaisonnée au… » Elle sentit ses poignets, espérant capter les effluves de son parfum. « … à la vanille. »

Une fois au drive, Nathan offrit à Molly tout ce dont elle voulait sans même rechigner. Il ne demanda rien en retour, mais elle, elle voulait un diner avec lui. Elle allait lui préparer un repas succulent pour le remercier de ce repas sur le pouce. Ce qu’elle ne disait pas – et qui était plus qu’évident selon elle – était qu’elle souhaitait le revoir. C’était l’excuse parfait pour cela. Il suffisait que son père quitte la maison pour la soirée, comme il le faisait fréquemment, et le tour était joué. Avec de la chance, il n’allait même pas revenir de la nuit.

-« N’importe quand m’ira. Absolument n’importe quand. Envoie-moi un SMS et je m’arrangerais pour te nourrir comme un roi. »


Parlant de nourrir, c’est ce que faisait Molly avec grand appétit. Elle mangeait, mais ne cessait de parler entre deux bouchées. Rien que le fait d’évoquer le bacon lui donnait encore plus envie de se jeter sur son hamburger, dont il ne resta plus rien quelques minutes plus tard. Nathan avait raison de croire qu’elle n’était pas une fille ordinaire. Ça, elle l’avait toujours su. Par contre, elle n’était pas certaine que cet endroit soit fait pour elle. Certes, il lui avait prouvé qu’il y avait de bonnes choses dans cette ville, mais pas suffisamment pour la convaincre d’y rester indéfiniment.

-« T’as raison, y’a pas que les vieux. Y’a toi. T’es jeune, t’es sexy et en plus t’es sympa. J’en ai pas rencontré des comme toi depuis mon arrivée. En fait, j’ai pas rencontré beaucoup de gens. T’es ma seule vie sociale en six mois. »

Dis de cette façon, elle paraissait pathétique. Elle regretta d’avoir trop parlé et de ne plus avoir de hamburger à s’enfoncer dans la bouche pour se taire. Elle devait éviter d’en dire plus sinon il allait assurément faire en sorte de perdre son numéro de téléphone.

Une fois chez elle, Molly se dirigea vers l’entrée principale. Elle déverrouilla la porte et marcha jusqu’à la cuisine pour y déposer la boite de nourriture qu’elle avait entre les mains. Ensuite, elle revint vers la salle de séjour pour inviter Nathan à entrer. Dans son délire, la jeune femme lui parlait d’un prétendu fantôme qui vivait chez elle et cachait ses affaires. D’ailleurs, elle venait tout juste de retrouver son vernis à ongle. En voulant attraper la bouteille, elle fit une culbute sur le canapé et se retrouva sur le sol, brandissant fièrement son bien. Nathan l’observait, visiblement amusé par la situation.


-« Tu pars déjà ? J’ai pas envie de rester avec lui. Ça fait deux nuits qu’il n’arrête pas d’ouvrir la porte de ma chambre ou tirer ma couverture jusqu’au sol pour m’embêter. Il est trop de mauvais poil quand mon père part pour longtemps ! »

Ce n’était pas difficile de voir que Molly ne voulait pas voir le jeune homme quitter sa maison. Elle avait envie de compagnie et pas celle de son ami le fantôme. Elle avait besoin d’une véritable présence humaine avec des bras forts, musclés, chauds et réconfortants. Nathan correspondait parfaitement au portrait, pourquoi aller chercher ailleurs ?

Se redressa d’un coup, elle observa Nathan, les yeux grands ouverts. Elle les baissa pour regarder ses pieds. Elle avait complètement oublié qu’elle avait une paire de bottes inconnues dans les pieds. Elle commença à se déchausser lentement, puis retira complètement les bottes de ses pieds pour les tendre à Nathan. Elle attendit qu’il les attrape pour se lever, oubliant sa bouteille de vernis à ongle qui roula sous le canapé.


-« Ne pars pas tout de suite, hein ! J’ai besoin de toi pour… pour réparer le panneau électrique ! » Elle le tira par le bras pour l’inciter à la suivre jusqu’à la porte menant à la cave.

Elle descendit en prenant bien le temps de poser le pied sur chaque marche, ne souhaitant pas tomber. La pièce était très peu aménagée, il y avait en grande partie des boites, quelques meubles et le fameux panneau devant lequel était posée une balle de foin.


-« Si un jour tu veux tourner un western, j’ai déjà la balle de foin ! C’est fou ce que les gens laissent à la rue parfois. » Elle tenta à nouveau de convaincre Nathan de rester. « Ne part pas, je n’ai pas envie de rester seule. Si ça se trouve, mon père a laissé un mec pour mort dans son atelier et il va se libérer de ses liens pour m’assassiner dans mon sommeil. J’ai besoin de quelqu’un de fort et de viril pour me protéger. »

Depuis qu’elle avait aménagé dans cette maison, Molly n’avait jamais mis les pieds dans l’atelier de son père. Elle supposait qu’il n’y avait que des outils et choses du genre. Elle n’avait jamais eu l’idée de regarder ce qui se trouvait derrière la porte. De toute façon, elle était verrouillée. Pourquoi ? Elle avait toujours oublié de lui demander. Depuis, elle se faisait tout un tas de scénarios plus stupides les uns que les autres pour trouver une explication à cela. Vu son imagination débordante, elle pouvait facilement passer la nuit à raconter à Nathan toutes les histoires qu’elle s’était créées au fil des derniers mois. Le pauvre n’allait pas s’en sortir si aisément.
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Mar 18 Nov - 16:28

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Une paire de chaussures, c’était anodin. Et pourtant, Molly trouvait le moyen de faire une blague sur le sujet. Au moins cela faisait rire Nathan. Il n’était pas du genre à s’émoustiller d’un rien. Les blagues un peu lourdingues, il connaissait même s’il pratiquait peu. Mais il savait bien s’adapter aux autres et de toute façon, avec l’alcool que Molly avait dans le sang, il ne pensait pas vraiment qu’elle s’offusquerait de ce qu’il pourrait lui dire. Alors il ne se privait pas de lui dire ce qui lui passait par la tête et de répondre aux perches qu’elle pouvait lui tendre. Ca n’avait rien de bien méchant.

« Pour que tout le monde profite de la vue ? Mes collègues n’auraient pas fini d’en parler… Là tu as sauvé les apparences au moins ! Mais si tu veux m’emprunter mon pantalon… Je crois que là aussi, ça risque d’être un peu grand… Ca te fera une salopette. »

Mais puisque ses pieds étaient au chaud et qu’elle était soignée, il ne restait plus qu’à la ramener. Par chance, Nathan possédait un véhicule. Bien obligé vu l’endroit où il vivait. Il en profita donc pour lui proposer de la ramener chez elle. Enfin il le lui imposait plus qu’autre chose car il ne tenait pas à la voir à nouveau déambuler dans les rues, risquant de se blesser plus fâcheusement que ce n’était déjà le cas. Au moins, dans le véhicule elle serait tranquille et pourrait continuer de raconter n’importe quoi sans avoir à se déplacer et risquer de tomber. La réflexion qu’elle fit sur le véhicule l’amusa.

« Il paraît aussi… Une chance que je ne cumule pas tout ça alors ! Sinon j’aurais fini par croire qu’elle serait carrément rentrée à l’intérieur ! »
fit-il en riant « Et puis de toute façon, par ici, il vaut mieux une bonne voiture, quelque chose qui tient la route. Trop peu de lignes droites, beaucoup de routes boueuses… Une corvette ne tiendrait pas une semaine ! Tu as une voiture ? »

Et tandis qu’il roulait, il l’emmenait vers le fast-food du coin, préférant qu’elle mange pour redevenir sobre le plus rapidement possible et ainsi essayer qu’elle passe une bonne nuit. Il plaisanta quant à leur destination mais la jeune femme ne semblait pas prendre peur. Au contraire, elle plaisanta à son tour sur le sujet, ce qui eut le don de faire rire Nathan. Décidément, elle n’en loupait pas une !

« Savoureux mélange ! Je suis sûr que c’est très bon… Mais il vaut mieux que j’évite de prendre la voiture après un tel repas… je risque de ne plus réussir à voir la route ! Il faudra que je m’allonge… En plus de repas, tu fais coussin aussi ? »

Pourquoi ne pas rire de tout ça ? Nathan n’aimait pas se prendre la tête et prenait donc les choses comme elles venaient. Il prit donc commande pour Molly sans songer à lui faire payer quoique ce soit maintenant ou plus tard. Même s’il ne roulait pas sur l’or, il n’était pas non plus près de ses sous. Et là, il songeait au fait que la faire manger était nécessaire pour son bienêtre. Toutefois, Molly comptait bien le rembourser d’une autre façon et il n’était pas contre un repas. Même s’il avait sa cuisinière attitrée, rien ne l’empêchait de partager un bon repas chez quelqu’un d’autre. Et cette fois là, il aurait l’occasion de voir une Molly sobre. Il était d’ailleurs curieux de voir ce que cela pourrait donner. Au moins elle n’était pas chiante pour les contraintes : elle n’en avait pas.

« Promis, je te contacterai dans les jours à venir, j’essaierai de te prévenir assez tôt. Je dois amener ma couronne ou ça ira ? » demanda t-il avec un sourire en coin

Elle semblait réellement ravie de lui préparer à manger. Peut-être cela venait-il du fait qu’elle était juste bourrée… Ou parce qu’elle était contente de rencontrer quelqu’un qui ne la jugeait pas. En six mois elle n’avait vraiment rencontré personne d’autre ? Cela surprenait Nathan. Même si Moon Falls n’était pas une grande ville, il y avait quand même un minimum d’animation. Il commençait à supposer qu’elle ne sortait pas beaucoup ou que l’endroit ne lui plaisait pas au final.

« Et dire qu’il aura fallu un peu d’alcool et une paire de talons récalcitrants pour nous rencontrer ! » fit-il en riant « Tu sors peu ? En fait je n’ai pas bien compris pourquoi tu es venue ici… Ca n’a pas l’air de te plaire. »

Pourtant, à voir son chez-elle, ce n’était pas si mal que ça. Enfin, si on occultait le fait qu’elle disait vivre avec un esprit… Mais en fait, il se demandait ce qui était le plus dangereux. L’esprit ou elle ? A voir les cabrioles qu’elle faisait, Nathan estima que c’était un miracle qu’elle ne se soit pas blessée plus que ça auparavant. Enfin au moins elle était au chaud et, apparemment, en sécurité. Nathan comptait donc la laisser et rentrer chez lui à son tour. Mais la jeune femme semblait déçue de la fin de la soirée.

« Il n’aime pas être seul hmm ? Je n’ai rien d’un chasseur de fantômes… Mon truc, c’est plutôt les dragons. » fit-il en mimant un geste d’épée invisible

Il supposait que dès qu’il serait parti, elle ronflerait déjà comme un loir sur le canapé. Ne se faisant donc pas trop de souci, il réclama les chaussures de sa collègue qu’elle avait aux pieds. Mieux valait qu’il reparte avec. Et puis, elle n’en avait plus besoin. Alors qu’il s’approchait d’elle pour l’aider à se relever, elle se déchaussait et lui tendit les chaussures dont il s’empara, se levant par la suite sans lui laisser le temps de l’aider. Elle disait avoir besoin de lui pour autre chose. Réparer le panneau électrique ? Ca ressemblait fort à une excuse pour le faire rester. Il se laissa tirer par le bras en souriant, certain que le panneau allait très bien. Ou alors qu’il était en panne depuis longtemps.

« Je te suis, je te suis… »

Dans les escaliers, il la soutenait pour qu’elle ne fasse pas un roulé boulé puis jeta un œil à la pièce, remarquant surtout le foin devant le panneau. Il haussa un sourcil, se demandant bien ce que ça pouvait faire là. C’était curieux… Mais bon, il n’était pas chez lui.

« Oh moi qui pensais que c’était pour mon destrier qui attend dehors dans le froid… »

La réflexion qu’elle fit sur son père lui fit hausser les épaules. Il ne croyait pas une seconde à ce qu’elle disait, supposant qu’elle parlait sous l’effet de l’alcool. Mais il avait bien compris qu’elle ne voulait pas qu’il parte. Pesant rapidement le pour et le contre, il finit par hocher la tête. Qu’il dorme chez lui ou ici ne changeait rien. Si cela pouvait faire en sorte qu’elle dorme bien, il prenait l’option. Et puis, il aimait bien sa compagnie.

« Très bien, je vais rester… Je ne voudrais pas qu’il t’arrive malheur pour la nuit. Je prendrai le canapé, si ton esprit veut bien que je m’y pose. »

Il tourna les yeux vers le panneau électrique qui avait l’air fonctionnel puis reposa les yeux sur elle.

« Il est vraiment en panne ou c’était juste pour me montrer… ta belle balle de foin hmm ? » demanda t-il d’un air taquin

Se détournant de là, il l’aida à remonter à l’étage puis retourna vers le canapé, s’asseyant dessus tout en récupérant sa tasse de café qu’il avait abandonnée en descendant en bas. Il ne lui restait plus qu’à s’installer pour la nuit…

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Mer 19 Nov - 18:50

À Moon Falls, il était impossible de se promener en voiture de luxe. Elle finirait rapidement par être abîmée, salie ou enfoncer par un tracteur. Après tout, n’importe quoi pouvait arriver. Molly n’avait pas de voiture parce qu’elle avait toujours emprunté celles de ses parents. Elle n’avait jamais cherché à économiser pour en acheter une, préférant dépenser son argent dans des concerts, des livres, des films, dans tout ce qui lui semblaient plus utile qu’une automobile. Maintenant qu’elle était coincée dans ce trou perdu, elle comprenait toute l’importance d’avoir un véhicule. Elle ne pouvait pas prendre un métro pour se rendre d’une destination à une autre. Elle faisait presque tout à pied, à présent.

-« J’ai l’air d’avoir une voiture ? Si c’était le cas je me serais barrée il y a longtemps. Je me trouverais bien une épave qui deviendra ma maison roulante et y adopterait vingt-quatre chats errants qui iront voler en magasin pour moi. Chaque mardi, on changera d’emplacement afin d’éviter de se faire remorquer et l’hiver on volera le chauffage des riches. »

Une fois dans le véhicule, la jeune femme s’installa à son aise. Elle n’en ratait pas une pour dire la première connerie qui lui passait par la tête. Elle révéla le mélange d’alcool qu’elle avait fait et qui causait son état actuel. Autant dire qu’elle serait toxique à manger comme casse-croute de minuit. Nathan n’était pas prêt à s’y risquer, puisqu’il devait conduire. Cependant, si jamais il devait boire, il n’avait qu’à trouver un endroit à s’allonger. Molly avait, avec elle, l’endroit idéal où il pouvait poser la tête pour une petite sieste.

-« J’ai deux excellents coussins avec moi en tout temps. » Fit-elle en posant les mains sur ses seins.

En échange de ce copieux repas que lui offrait Nathan, Molly avait décidé de lui faire goûter à ses propres recettes. Elle allait le traiter comme un roi et il ne le regrettera certainement pas ! Il pouvait bien porter une cape, une couronne et trimballer son sceptre royal, en retour elle allait se vêtir comme une véritable lady de l’aire médiévale.


-« Si tu le fais, préviens-moi pour que je te construise un trône digne de ce nom. »

Ça faisait du bien de parler à quelqu’un qui était de si bonne compagnie. En arrivant en ville, Molly avait décidé de bouder à sa façon et de passer son temps enfermée dans sa chambre. Le besoin d’argent et de sortir s’était fait sentir et c’est dans l’optique de dépenser des centaines de dollars sur amazon.com qu’elle s’était trouvé un boulot.

-« J’avais le choix entre suivre mon père ici ou ma mère qui a décidé de se prendre pour une Parisienne sur l’autre continent. Son mec s’habille comme un hipster chic, porte des bérets et je n’ai même pas le droit de me foutre de sa gueule, c’est injuste ! Du coup j’ai choisis celui qui ne portait pas de vêtements fleuris.»

Une fois chez elle, Molly fit une véritable folle de sa personne. Elle ne réalisait pas à quel point elle avait l’air idiote, mais dès le lendemain elle allait le regretter. Se ridiculiser devant un homme aussi beau, quelle belle connerie ! Plus les secondes s’écoulaient, plus elle trouvait le moyen de se rendre plus ridicule. Elle était tellement pathétique qu’elle tentait de convaincre Nathan de rester chez elle pour la nuit en prétextant un problème bidon avec le panneau électrique de la maison. Devant ledit panneau, il y avait une balle de foin dont elle se sentait obligée d’indiquer l’utilité. Il lui arrivait parfois de ramasser des choses de ce genre de la rue et de s’en servir comme d’un moteur à son imagination débordante. D’ailleurs, l’idée de couvrir le fidèle destrier à quatre roues de Nathan lui plaisait suffisamment pour qu’elle soit capable de sortir dehors avec le foin dans les bras.

-« Si tu veux, je peux lui faire un beau petit nid pour le garder au chaud. Il va me falloir plus de paille, par contre… »

Au final, ses tentatives pour garder Nathan auprès d’elle portèrent fruit. Il accepta de rester, mais comptait dormir sur le canapé. Il n’avait pas à s’inquiéter, le père de Molly n’allait probablement pas rentrer de la nuit, une fois de plus. Le lendemain, elle pourra même lui cuisiner le petit déjeuner avec le peu qu’il restait dans le réfrigérateur. Elle en profitera d’ailleurs pour se faire un cocktail de fruits à sa façon afin de combattre la gueule de bois. Elle allait en avoir grand besoin.

-« Tu peux même prendre mon lit, si tu veux. Je me suis aménagée un petit cocon dans le bain… mais je me souviens plus quand et pourquoi… »

Quelques heures plus tôt, elle avait été inspirée par l’une des chansons de Ke$ha, ce qui l’avait poussée à finir dans le bain, comme elle au début de son vidéoclip. Bien que Molly dise le contraire, elle était très influençable, surtout sous l’effet de l’alcool.

Maintenant que Nathan restait pour la nuit, Molly n’avait plus qu’à lui apporter des couvertures. Ça ne servait à rien de rester dans le sous-sol, il faisait plus frais que dans le reste de la maison. Et puis, le panneau électrique ne présentait aucun défaut, comme l’avait si bien deviné Nathan.

-« Tu sais, au Far West les gens faisaient tout un tas de choses dans le foin. Elle n’est pas juste belle, ma balle, mais aussi très confortable… »

Molly monta à l’étage en faisant bien attention de ne pas trébucher. Heureusement, Nathan était là pour l’aider et elle ne se privait pas d’en profiter. Une fois à l’étage, elle fouilla un placard afin d’en sortir une couverture et un oreiller qu’elle jeta sur le canapé à l’intention de Nathan... ou plutôt sur lui. Elle ne l’avait pas vu. Il se téléportait, maintenant ? Non, ça devait être la fatigue qui lui jouait des tours. Elle oubliait des choses, étaient distraites par d’autres et ne voyait plus très clair. Pas une seule seconde elle ne pensa à la porte d’entrée, toujours déverrouillée. De toute façon, qui oserait entrer ici au milieu de la nuit ? Ce n’était pas New-York, après tout.

-« Bonne nuit beau gosse, essaie pas de me stalker dans mon sommeil tout seul… parce que je veux participer. »

Elle lâcha échapper un long bâillement qu’elle couvrit de la paume de sa main, puis tourna les talons pour retrouver sa chambre. Après avoir refermé la porte, elle retira ses vêtements d’un geste las et enfila un long chandail aux manches longues. Sans plus attendre, elle se laissa tomber sur son lit. Il était temps de dormir…

CRACK.

Molly roula sur elle-même.

CRACK.

Molly se redressa et constata qu’elle avait laissé la boite de biscuits dans son lit. Il y en avait maintenant partout. Elle en attrapa un, en pris une bouchée, puis posa le reste dans la boite vide. Elle ne pouvait pas dormir sur ce matelas et l’envie de le nettoyer n’était pas très présente. Attrapant un autre biscuit, elle le glissa dans son chandail afin d’avoir les mains libres. La jeune femme s’équipa d’une couverture qu’elle secoua mollement, de son oreiller, puis elle quitta sa chambre. Elle marcha d’un pas paresseux jusqu’au canapé et jeta ses affaires au sol, devant le meuble, avant de s’installer le plus confortablement possible.

-« J’arrive pas à dormir. Tu veux un biscuit ? Ah, merde, je crois que je l’ai mangé… » Elle regarda dans son chandail, puis le sortit de là. « Il est là ! Tiens, je te le laisse pour plus tard. » Elle le déposa sur la petite table à côté du canapé, sur laquelle se trouvait une lampe, puis se coucha au sol, fermant doucement les yeux. « T’es tellement beau que ton défaut doit être de ronfler comme pas possible… » Murmura-t-elle.
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Ven 21 Nov - 16:19

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Avoir une voiture était essentiel pour Nathan. Vivant au fond de la forêt, loin de la ville et donc de son travail et de toute trace de présence humaine à des kilomètres, il se sentirait bien désemparé si jamais il se retrouvait privé de son 4x4. Il en prenait donc soin mais les intempéries et la qualité désastreuse de la route n’aidaient pas vraiment à le maintenir en bon état. Extérieurement ça laissait un peu à désirer mais c’était un très bon véhicule, fiable et solide. Jusqu’à présent il n’avait jamais été ennuyé avec. Et c’était tant mieux car ne roulant pas sur l’or, il n’aurait pas tellement apprécié avoir une grosse dépense à cause d’une panne. Mais du coup, il avait du mal à concevoir comment Molly pouvait faire sans voiture. La liberté tenait à peu de choses…

« Vingt-quatre ? Prévois de prendre un hummer alors ! Niveau place ça devrait le faire ! » fit-il en riant légèrement, amusé en s’imaginant la situation « La station service du coin qui fait aussi office de garage a pas mal de véhicule d’occasion à vendre. Tu pourrais y trouver ton bonheur peut-être… »

Même s’il ignorait si elle se souviendrait de sa proposition le lendemain, il profitait quand même de l’occasion pour lui en parler. Il s’amusait des bêtises qu’elle pouvait dire mais ne comptait cependant pas en profiter. Même si elle était jolie comme tout et qu’elle lui plaisait bien, jamais il n’aurait touché une fille qui avait bu. Dieu sait que la majorité des gens ne contrôlait parfois rien quand l’alcool était un peu trop présent dans le sang. Du coup il se contentait de plaisanter, ça ne mangeait pas de pain, ce n’était que des mots. Mais il ne se gêna pas pour observer sa poitrine lorsqu’elle l’évoqua. Il aurait donné n’importe quoi pour qu’il s’agisse de celle de quelqu’un d’autre mais on ne pouvait pas tout avoir.

« Mieux qu’un couteau suisse… Tu sais tout faire ! » fit-il avec un regard appréciateur avant de reposer ses yeux sur la route

Puisqu’elle mangeait, elle lui proposa de lui rendre la monnaie de sa pièce de cette façon, l’invitant à lui offrir un futur repas. Elle le traitait comme un roi et il s’en amusait, n’estimant pas avoir fait quoique ce soit pour le mériter. Et Molly ne faisait qu’en rajouter toujours un peu plus.

« Je te ferai envoyer un messager. A moins que tu ne reçoives les pigeons voyageurs chez toi ? »

Le fait que Molly était une fille de la ville qui n’appréciait pas spécialement la région étonnait Nathan sur son choix de venir ici. Mais au final, il comprit que ce n’était pas de son fait. Coincée entre ses deux parents, elle avait dû faire un choix. Sans doute ne pouvait-elle pas encore vivre seule. Mais cela viendrait avec le temps. Au moins cela lui faisait connaître autre chose que la ville. Nathan comprenait néanmoins qu’elle se sente isolée et loin de tout ce qu’elle connaissait.

« Au moins ici tu es tranquille. Pas de béret ni de compagnie féminine avec ton père. Peut-être que tu finiras par te plaire ici et t’installer de ton côté ! Les parents c’est sympa mais ça va deux minutes quoi… »

Nathan restait songeur. Il n’avait jamais connu son père et sa mère ne lui en parlait jamais. D’ailleurs il ne parlait jamais avec sa mère. Elle était un peu comme une étrangère pour lui malgré toutes ces années passées ensemble. Désormais il avait Betsy et c’était bien mieux comme ça. Mais comme elle n’était pas toujours chez lui, il n’était pas mécontent d’avoir une autre compagnie. Et il sentait que c’était aussi le cas de Molly. Enfin était-elle vraiment seule dans sa tête ? Elle semblait persuadée que l’esprit d’un petit vieux squattait la maison. L’effet de l’alcool sans doute. Nathan n’y prêta pas trop attention, essayant de se rendre utile comme il le pouvait. Mais c’était un peu difficile de tout comprendre. Cette maison reflétait bien l’état d’esprit de Molly : on pouvait trouver un peu tout et n’importe quoi ici. Même du foin à un endroit improbable. Le pompier s’en amusa plus qu’autre chose et Molly suivit le mouvement comme prévu.

« Ca ira pour cette nuit. Mais pour une prochaine, je sais que tu as de quoi le faire se sentir à l’aise ! Ca te laissera le temps de trouver d’autres packs de foin d’ici là… »

Puisque le panneau électrique allait bien, ils remontèrent à l’étage. Même si Molly n’avait au final pas besoin de lui, Nathan préféra rester. Déjà parce qu’elle insistait mais aussi parce qu’il ne voulait pas qu’elle se blesse pendant la nuit. On ne savait jamais et elle avait l’air de ne pas tenir en place. Même s’il voulait prendre le canapé, elle lui proposa son lit. Pas pour dormir avec elle mais parce qu’elle avait un meilleur endroit. Nathan secoua la tête, désignant le canapé.

« Oh le canapé me va très bien, j’ai l’habitude de dormir dans le mien parfois. Et ça évitera de défaire trop de linge ! »

Elle fit à nouveau référence au foin. Ce que l’on pouvait dire c’était que ça n’avait rien de subtil. Nathan se mit à sourire légèrement, une idée lui traversant la tête mais qu’il chassa bien vite. Cette fille n’était vraiment pas gênée mais il aimait bien ça. En tout cas il n’était pour sa part absolument pas gêné des avances qu’elle pouvait lui faire.

« Tu as l’air bien renseignée, tu as déjà essayé ? Pour se tenir chaud c’est une bonne idée. Et puis avec l’hiver qui arrive… »

Mais ils ne s’éternisèrent pas sur le sujet et il était temps de dormir. Molly balança le nécessaire pour dormir sur Nathan qui rattrapa le tout avant que cela ne tombe au sol et l’installa sur le canapé. En fait, la couverture allait surtout lui servir de drap pour ne rien salir car il dormait assez rarement sous la couette, n’étant pas frileux. La jeune femme lui souhaita bonne nuit d’une drôle de façon mais il n’était plus à ça près.

« Bonne nuit, milady. Ne t’inquiète pas, quand je dors, je dors… même ton esprit farceur ne me réveillerait pas ! »


Une fois qu’elle eut quitté la pièce, Nathan retira sa veste et son t-shirt, posant le tout sur le dossier du canapé. D’habitude il dormait nu ou en boxer mais là il n’était pas chez lui. Il conserva donc son pantalon. Retirant ses bottes, il s’allongea ensuite dans le canapé, s’étirant avant de fermer les yeux. Il n’avait pas l’habitude de dormir ailleurs que chez lui ou à la caserne et eut un peu de mal à trouver le sommeil. Cela provenait peut-être du fait que quelques minutes plus tard, Molly débarqua, armée d’une couverture et d’un oreiller. Nathan ouvrit un œil en entendant remuer et se demanda ce qu’elle fichait. Il n’eut pas besoin de demander qu’il eut aussitôt la réponse. Il en sut même plus qu’il ne l’aurait voulu. D’où sortait-elle ce biscuit… ? Nathan l’observa s’installer d’un air intrigué, souriant à son dernier commentaire. Elle comptait vraiment dormir par terre… ?

Se penchant, il posa un pied au sol pour avoir un appui puis glissa ses bras autour d’elle et la souleva du sol, venant la caler sur le canapé. Dormir avec elle ne le dérangeait pas mais pas question qu’elle dorme par terre alors qu’elle était chez elle. Il se réinstalla, posa la couverture sur elle et ferma les yeux comme si tout était normal.

« Essaie de dormir… Je ne ronfle pas aux dernières nouvelles… Mais si tu veux savoir mes défauts, je suis un gros mangeur, je dors comme une souche et je ne sais pas résister aux jolies filles. Allez, bonne nuit Molly. »

Peu après, il sombrait déjà dans un sommeil profond, plus fatigué de sa soirée qu’il ne l’aurait cru.

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Ven 21 Nov - 17:42

Molly était une femme de technologie. Téléphone intelligent, tablette électronique, ordinateur, télévision et consoles de jeux vidéo, elle avait tout pour se couper du monde réel. Elle préférait rester derrière un écran plutôt que d’affronter la triste réalité dans laquelle elle vivait actuellement. Même si elle avait toujours eu un caractère à la sociabilité, elle n’en restait pas moins une femme rêveuse qui appréciait la compagnie de ses amis imaginaires. Elle ne manquait jamais d’imagination et trouvait réconfort dans les histoires qu’elle se créait, les espoirs qu’elle se forgeait. Elle souhaiterait tant pouvoir vivre dans un univers fantastique et vivre de formidables aventures, mais comme cela n’était pas possible, elle avait décidé de les créer elle-même.

Saoule, elle disait ce qu’elle se retenait parfois de raconter à tout le monde. Au moins, Nathan semblait s’amuser de cela et embarquait dans ses délires, ce qui ne faisait que les nourrir davantage. Si un homme serait réellement capable de lui envoyer une missive par pigeon voyageur plutôt que par SMS, elle l’épouserait sur le champ.

-« Les messagers ne sont pas fiables. Les pigeons, eux, savent faire un boulot digne de ce nom ! En plus, ils ne coutent pas cher à exploiter. »

Ce genre de chose pourrait la distraire de sa vie monotone et ennuyeuse. Par contre, elle devait reconnaitre qu’elle avait davantage de temps pour écrire depuis qu’elle se trouvait à Moon Falls. Lorsque la flemmardise ne s’emparait pas d’elle, elle écrivait des lignes et des lignes de texte, savourant le plaisir de ne pas être déranger pendant ses moments de création. Cela arrivait peu souvent, mais elle savait en apprécier chaque instant.
Son père n’étant jamais à la maison, Molly avait tout le loisir de s’adonner à ses passions. Elle ne savait pas ce que faisait son père exactement, mais il était soit au boulot, soit chez son frère, qui habitait un peu plus loin d’ici. Il y passait parfois la nuit, ce qui laissait à la jeune femme le loisir de faire ce qu’elle voulait de ses soirées. Cependant, elles étaient ennuyeuses sans quelqu’un avec qui les partager.


-« Ça va que mon père n'est pas chiant, mais il a de ces idées à la con, parfois... »

Elle se doutait de ne pas avoir fait un mauvais choix en choisissant son père plutôt que sa mère. Elle avait dressé la liste des avantages et désavantages de vivre avec chacun, puis choisis la facilité. Une fois qu’elle aura l’argent nécessaire, elle pourra partir d’ici sans le moindre problème. Pas d’avion à prendre, pas de continent à traverser, elle pourra retrouver ses amis en ville lorsqu’elle le souhaitera.

Pour l’instant, elle devait faire preuve de bonne foi et tenter de rencontrer des gens. Même si c’était par pur hasard, elle avait fait la connaissance de Nathan, un homme génial qui avait accepté de l’accompagner jusqu’à chez elle. Elle ne pouvait pas être plus ravie à l’idée qu’il y passe la nuit également. S’il le fallait, elle pouvait faire en sorte de couver sa voiture afin qu’elle reste bien au chaud à l’extérieur et entourée d’amis originaux qui la feront sentir comme à la maison.


-« Il aura le plus beau nid qui soit ! Je lui trouverais deux ou trois gnomes pour lui tenir compagnie et qu'il ne se sente pas trop seul. »

À force de parler de nid de paille, Molly avait presque envie de se blottir dans sa balle de foin. Elle n’avait aucun mal à s’endormir, en général. Il lui suffisait de se coucher, d’imaginer des scénarios abracadabrants et laisser le sommeil l’emporter peu à peu. Lorsqu’elle avait bu, elle pourrait dormir dans un réfrigérateur qu’elle ne le réaliserait pas avant le lendemain matin. Elle arrivait à se sentir confortable partout où elle était.

-« Je dors partout. On m'a dit que je serais même capable de dormir sans le cul d'un singe. Si j'étais un bébé, je voudrais dormir dans un bain de coussins et couvertures plutôt que dans un berceau ! »

Pour cette nuit, elle allait se contenter de son lit. Nathan, quant à lui, avait l’honneur de roupiller sur le canapé. Il était très confortable et si on fouillait bien entre les coussins on pouvait trouver des choses surprenantes. Molly était du genre à perdre ses affaires un peu partout, mais elle oubliait, avec le temps, qu’elle les avait égarées. Elle mettait tout sur la faute d’un prétendu esprit farceur. C’était plus marrant que d’affronter la réalité.

En ce moment même, elle était bien trop fatiguée pour seulement penser qu’un fantôme ait pu laisser un paquet de biscuit ouvert et à moitié dissimulé dans ses couvertures. Après en avoir renversé partout, Molly décida de regagner le salon et de s’installer à même le sol pour dormir. L’air de rien, elle souhaita une bonne nuit à Nathan et ferma les yeux en sachant qu’il lui faudra que peu de temps avant de sombre dans un profond sommeil.

Cependant, Nathan n’allait certainement pas la laisser dormir sur le plancher. Il l’attrapa et la souleva. Aussitôt, la jeune femme ouvrit les yeux en cherchant à comprendre ce qui se passait. Une fois posée sur les coussins confortables du canapé, elle tourna sur elle-même pour se retrouver nez à nez avec le torse de Nathan. Un sourire satisfait et niais s’étira sur ses lèvres. Cette situation lui convenait bien. Elle espérait simplement que Nathan ne ronfle pas pendant la nuit. Il avait tellement de qualité qu’il avait probablement quelques défauts cachés pour équilibrer le tout. Cependant, il semblerait que ses défauts soient tout autres. Aux yeux de cette petite Molly fatiguée, ce qu’il venait d’énumérer n’en étaient pas.


-«L'arnaque... Ce ne sont même pas des défauts, tu triches.»

Elle laissa échapper un bâillement puis se blotti contre Nathan avant de s’endormir en moins de deux minutes. Elle ne bougea pas de la nuit, comme si son corps était figé là, bien au chaud dans les bras de l’homme. Lorsqu’elle se réveilla, le lendemain, il lui fallut de longues minutes à analyser l’endroit où elle se trouvait et avec qui elle avait passé la nuit. Elle rassemblait peu à peu ses souvenirs afin de reconstituer sa soirée de la veille.

Doucement, Molly se décala de Nathan et se laissa rouler en bas du canapé avec contrôle. Elle s’assit au sol et observa l’homme qui dormait toujours. Elle avait vraiment passé la nuit avec un tel canon ? Il pourrait être modèle pour le calendrier des pompiers…


-« Putain, ce canon… C’est clair qu’il est gay. » Fit-elle d’une voix basse et endormie tout en se levant.

Il faisait un peu frais dans la maison et la jeune femme décida de se vêtir davantage avant de faire quoi que ce soit. Elle entra dans sa chambre, jugea le bordel qui y régnait, puis attrapa une paire de leggings et un long débardeur qu’elle enfila lentement. En sortant de la pièce, elle regarda Nathan, toujours endormie.

-« Et c’est même pas un rêve. Huummm… Oui, couverture, tombe un peu plus de ce côté, montre-moi ce qui s’y cache… » Fit-elle en penchant la tête sur le côté afin d’admirer ses muscles.

Molly vola la veste de Nathan, qu’il avait laissé sur le dossier du canapé, puis se rendit à la cuisine tout en l’enfila. Elle s’y emmitoufla pour se protéger de la vague de froid quittant le réfrigérateur au moment où elle l’ouvrit. Elle tira quelques fruits, quelques légumes et tout ce qui semblait mangeable pour poser le tout sur le comptoir de la cuisine. L’esprit encore un peu embrouillé, elle jeta des fruits dans le malaxeur afin de se préparer une boisson maison contre la gueule de bois. Elle avait cet espèce de mal de crâne qui opérait dans un coin de sa tête et lui rappelait ses conneries de la veille. Par contre, le fait d’avoir mangé et d’avoir dormit comme un loir semblait avoir atténué sa gueule de bois.

Grimaçant face au bruit désagréable que faisait le malaxeur une fois activé, elle tenta de penser à autre chose pour ignorer les supplications de ses pauvres tympans. Bientôt, son cocktail de fruit fut prêt et elle n’eut plus à supporter ce vacarme. Par contre, Nathan n’était toujours pas réveiller. N’avait-il pas entendu ce son provenant de l’enfer ?

Haussant les épaules, Molly commença à préparer un mélange à crêpes. Elle tentait de rassembler l’inventaire des conneries qu’elle avait fait en présence de Nathan. Parfois, elle laissait échapper des « mais qu’est-ce que je suis conne » ou des « il faut que j’apprenne à fermer la gueule », découragée.

Lorsque le repas fut prêt et les crêpes déposées dans une grande assiette, Molly se retint de se servir tout de suite. Rien que l’odeur de cette nourriture lui donnait envie de manger. Son cocktail, qu’elle buvait doucement par petites gorgées, ne faisait qu’ouvrir son appétit. Avant tout, elle devait réveiller Nathan.

Agenouillée devant le canapé, Molly tenta de secouer l’homme. Elle ne voulait pas trop le brusquer et opta pour une autre solution. Elle l’appela d’une petite voix pour le tirer de son sommeil de manière calme.


-«Nathan…. Nathan…. »

Et s’il était mort ? Et s’il ne respirait plus ? C’était ridicule ! Sa poitrine se soulevait dans un rythme régulier, preuve qu’il n’était pas mort. Malgré tout, la jeune femme posa deux doigts sur son corps chaud pour prendre son pouls. Et s’il était plutôt plongé dans un coma ? Que fera-t-elle ? Molly avait totalement oublié ce qu’il lui avait dit juste avant qu’elle ne s’endorme, trop fatiguée pour mémoriser l’information. Elle ne savait pas quoi faire pour le réveiller.

Tournant l’homme pour qu’il soit couché sur le dos, Molly décida d’utiliser une autre technique pour le réveiller. Elle s’installa à califourchon sur lui et se pencha pour poser son oreiller contre son torse et ainsi écouter son cœur battre. Ce n’était pas le cœur de quelqu’un dans le coma, ça ! Enfin, elle ne savait pas ce que c’était que d’être dans le coma, mais ça ne devait pas ressembler à ça. Elle se redressa donc et se mit à « poker » de l’index la joue de Nathan. Elle l’attrapa par les épaules pour le secouer de gauche à droite, ne sachant plus quoi faire pour qu’il quitte le monde des rêves.

-« Nathan… Nathan…» Commença-t-elle de sa voix douce. « NATHAN ! » Cria-t-elle, finalement, comme une femme hystérique.

Les bras pliés devant elle, contre la poitrine, elle fixait maintenant l’homme d’un regard innocent alors qu’il revenait enfin à la réalité.


-« Bon matiiiiin. » Fit-elle d’une voix innocente, le toisant d’un regard d’ange.
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Nathan L. Blake
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Mer 26 Nov - 0:31

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Quoi de plus pratique qu’un téléphone portable ? Une connexion internet ? Les gens communiquaient bien plus et bien plus facilement qu’il y avait des années. C’était devenu tellement simple que rares étaient les gens qui ne possédaient pas un smartphone ou une connexion internet. Même ici, à Moon Falls, il y avait tout ça. C’était moins puissant que partout ailleurs mais cela fonctionnait, même dans les bois. La technologie ne reculait devant rien…

Pourtant, ce n’était pas un sms que Nathan comptait envoyer à Molly pour la prévenir mais plutôt un pigeon voyageur ou un messager, histoire de coller à cette histoire à dormir debout qu’ils avaient créé. Bien entendu, il ne comptait pas le faire. C’était là sa façon de dire qu’il lui enverrait un sms mais il préférait tourner ça à la rigolade.

« Hmm, tu oublies aussi que c’est une région de chasseurs par ici ! Un accident est vite arrivé… et je ne voudrais pas retrouver mon pigeon dans l’assiette de quelqu’un ! C’est tout aussi risqué… Je crois que je ferai appel à la magie noire et utiliserai un de ces petits appareils électroniques pour envoyer un message… J’ai ton numéro après tout ! »

Molly n’était pas ici de son plein gré. Elle avait dû choisir l’un de ses deux parents et aucun choix ne semblait réellement être le meilleur. C’était donc par défaut qu’elle se trouvait là. Nathan non plus n’avait pas choisi mais il se sentait ici chez lui. Peut-être parce qu’il était trop petit pour regretter d’éventuels souvenirs d’un autre endroit lorsqu’il avait emménagé à Moon Falls. Mais il comprenait que pour une jeune femme de son âge ce soit bien plus difficile. Peut-être que si elle se faisait quelques amis, elle le vivrait mieux.

« Mais il n’a pas l’air très présent… Au moins il ne t’empêche pas de vivre ta vie. Et puis, attends de te faire quelques connaissances. Je suis certain qu’après ça, tu verras les choses autrement ! »

Nathan ignorait si parler de tout ça à Molly alors qu’elle était ivre était très utile mais au moins c’était dit. Peut-être s’en souviendrait-elle le lendemain après tout. C’était toujours ça de pris. A défaut, il préférait à nouveau plaisanter, profitant du fait qu’il pouvait bien dire n’importe quoi, ce n’était pas Molly qui allait le blâmer. Mais la jeune femme n’était pas en reste. Encore un peu et le 4x4 allait finir enfoui sous la paille et les nains de jardin… Ce véhicule était presque mieux traité qu’un animal.

« Avec un traitement pareil, il voudra revenir à coup sûr… Tu sais traiter tes invités !! »

Le pompier avait très rarement de la visite chez lui mais il savait recevoir malgré tout. Et même bourrée, Molly savait aussi y faire… à sa façon. Puisque Nathan avait bien compris qu’elle voulait qu’il reste, il finit par céder à sa demande. Cependant, le canapé lui suffirait. Il ne comptait pas profiter d’une fille bourrée, aussi sexy soit-elle. Dormir ici ou ailleurs ne changerait pas grand chose pour lui vu que Betsy n’était pas là. Et à vrai dire, il ne dormait qu’avec elle. C’était une habitude qu’il avait pris avec le temps. Même si elle n’était pas toujours chez lui, il n’était pas rare qu’il la retrouve dans son lit en se réveillant. Alors, même si dormir seul ne le dérangeait pas, il aimait toujours avoir une présence. Là, il s’en passerait. Mieux valait que Molly ait toute la place dont elle avait besoin vu son état… Mais elle semblait être capable de dormir n’importe où.

« Tu as bien de la chance ! Moi il me faut du calme et un bon lit ou un bon canapé ! A ma taille de préférence… Au moins tu ne dois pas avoir de problèmes d’insomnie ! »

Seul, il prit ses aises mais pas trop et s’installa dans le canapé, pensant faire sa nuit là tranquillement. Dans le pire des cas il pensait entendre Molly courir vers les toilettes et vomir… Rien de plus. Mais il se trompait. La jeune femme ne tarda pas à le rejoindre, comptant dormir au sol. Là, Nathan pensait avoir tout vu. Galant, il se voyait mal dormir sur le canapé et elle par terre… Du coup, il ne s’encombra pas de principes mal placés et l’attrapa pour qu’elle dorme avec lui, supposant qu’une présence l’aiderait à trouver le sommeil. En tout cas, elle ne semblait pas être contre vu la tête qu’elle faisait. Elle semblait le trouver parfait mais il tenta de l’en dissuader. Puisqu’elle le traitait de tricheur, il supposa qu’elle ne comptait pas tout ça comme des défauts, ce qui l’amusa.

« Ca c’est toi qui le dis… Allez, dors… Bonne nuit Molly. »

Il la laissa se blottir contre lui puis ferma les yeux, ne tardant pas à trouver le sommeil. Même s’ils étaient un peu à l’étroit sur le canapé, cela ne l’empêcha pas de bien dormir. Nathan dormait toujours très bien. Trop bien même. C’était parfois gênant. Betsy savait comment le réveiller mais ce n’était pas le cas de Molly. Même s’il l’avait prévenue, elle n’avait sans doute pas conscience du cas qu’il était.

Il ne bougea pas d’un pouce lorsqu’elle se leva et même l’odeur du petit déjeuner ne le tira pas du lit. Pas même le bruir du mixeur… A croire qu’il était mort. C’était ce qu’elle devait penser lorsqu’elle vint le réveiller pour se retrouver ainsi sur lui à lui hurler dessus. Le pauvre Nathan émergea malgré tout lentement. Encore à moitié endormi , il ne réalisait pas où il était et qui était avec lui. Dans sa tête encore embrouillée par le sommeil et les rêves, il se trouvait chez lui. Et la seule personne agissant comme ça avec lui ne pouvait être que Betsy. Avec le temps, elle avait développé maintes techniques pour le faire émerger. Du coup, il se mit à agir comme s’il s’agissait réellement de Betsy. Tendant les bras sans ouvrir les yeux, il attrapa Molly et l’attira contre lui, la câlinant doucement, frottant tendrement son dos.

« Hmm… encore cinq minutes bébé… »

En fait il n’avait vraiment aucune envie de bouger. Mais il finit par ouvrir les yeux et remarqua alors qu’il ne s’agissait pas du tout de Betsy. Aussitôt, il sursauta et se redressa, lui rendant sa liberté.

« Ah !! Molly… ? Oh, désolé… Je dormais encore à moitié, j’ai cru… qu’il s’agissait de quelqu’un d’autre… »

Que faisait-elle sur lui aussi ? Nathan se sentit un peu gêné. Pas tant par ce que faisait Molly mais à cause de ce que lui avait fait. Posant les yeux sur elle, il remarqua alors qu’elle portait sa veste. Bon, apparemment, elle n’était en rien gêné de ce qui s’était passé la veille. C’était déjà ça. Mais pour le moment il ne savait plus trop à quoi s’en tenir.

« Bien dormi ? Pas trop mal au crâne ? »

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Ven 28 Nov - 2:52


Il était plutôt rare que l’alcool provoque des vomissements chez Molly. En général, elle avait un petit mal de tête, beaucoup d’appétit et l’envie d’hiberner pour les prochains mois. Avec une bonne nuit de sommeil profond et son remède magique pour venir à bout de la gueule de bois, elle pouvait arriver à passer une journée tout à fait normale comme si rien ne s’était produit la veille. Étant donné qu’elle avait un invité très spécial sur le canapé elle ne voulait pas se sentir trop nauséeuse. Ce fut avec joie qu’elle remercia intérieurement son corps d’être si merveilleux.

Maintenant que le déjeuner était prêt, Molly songeait qu’il était temps de réveiller Nathan. Elle avait oublié pas mal tout ce qu’elle avait fait ou dit avant de se coucher. Elle se souvenait à peine d’être venue s’étendre au salon, n’arrivant qu’à obtenir des bribes de ce moment. Elle avait donc totalement oublié qu’il lui avait dit qu’il dormait dur et qu’il était difficile à réveiller.

Après avoir cru à un décès ou un coma, Molly tenta de diverses façons de faire émerger Nathan de son sommeil. Ce n’était pas aussi facile qu’elle l’aurait cru. Finalement, elle cria son nom, puis se cacha en partie le visage derrière les longues manches qu’elle portait, observant le résultat. Plutôt que de sursauter ou de se réveiller de mauvaise humeur il attrapa Molly et la câlina. Les yeux grands ouverts, la jeune femme ne savait pas comment réagir. Elle se blottit un peu contre lui, au départ, savourant la chaleur et le confort de son beau torse musclé, puis, lorsqu’il l’appela « bébé », elle se redressa aussitôt et l’observa avec de gros yeux. Il semblerait qu’il ait également réalisé avec qui il était puisqu’il se redressa à son tour, s’éveillant finalement. Il avait visiblement confondu Molly avec une autre femme.


-« Stop ! Stop. N’en dit pas plus. T’es casé, c’est ça ? T’es marié ? » Elle attrapa l’une de ses mains pour vérifier s’il n’y avait pas une trace d’alliance. « T’as une copine, c’est ça ? Elle est du genre jalouse ? On a rien fait, hein ! Je crois… Ça va si mal que ça dans ton couple ? Elle est moche ? Dis-moi des trucs embarrassants sur elle pour que je puisse me défendre si jamais elle décide de me casser la gueule ! »

Molly prit deux secondes pour reprendre son souffle et estampa sa main sur son visage, sentant son petit mal de crâne lui signaler à niveau sa présence. Reprendre ses habitudes dans un tel était n’était jamais une bonne idée. Souvent, elle s’emballait rapidement et pouvait parler à une vitesse folle, mais ce matin elle n’avait pas les neurones suffisantes pour arriver à une telle tâche sans conséquence.

-« Pourquoi est-ce que les mecs les plus canons sont toujours casés ou gays ? » Laissa-t-elle finalement échapper.

Heureusement que Nathan avait vu de quoi elle était capable la veille. Il pouvait ainsi trouver le moyen d’en placer une à quelque part et rectifier la situation. Molly était du genre  à se faire des scénarios tellement rapidement qu’il fallait être capable de la suivre pour l’empêcher de s’empêtrer dans des histoires compliquées et interminables. Au final, il se renseigna sur son état, lui demandant si elle avait bien dormit.


-« Oui, très bien. Bah, j’ai un peu mal au crâne, mais j’ai ma potion magique et de l’aspirine alors tout va bien. Toi t’as l’air d’avoir dormi… c’est le cas de le dire. Tu m’as fait peur, j’ai cru que t’étais mort ! »

Pour se venger, elle se servit des manches trop longues du vêtement qu’elle portait et qui pendaient dans le vide pour tenter de frapper Nathan au niveau du torse. Elle ne voulait pas qu’il se prenne un coin de manche dans l’œil, après tout ! Elle-même détournait la tête pour ne pas se frapper elle-même. C’était ainsi sa façon de se venger le temps de quelques secondes.

-« Maintenant, monsieur le beau gosse, tu vas ramener tes fesses à la table parce que le déjeuner est prêt. Allez ! Plus vite que ça ! »

Molly se leva pour se diriger d’un pas joyeux vers la cuisine. Elle était toujours comme ça avec les gens, amicale et affectueuse. Elle ne s’encombrait pas trop de ce qu’on pouvait penser d’elle – sauf si c’était pour la complimenter – et elle agissait avec chaque personne comme s’ils étaient amis. Elle se fichait bien que leur rencontre date de plusieurs années ou d’une demi-journée. Si le courant passait, tant mieux. Avec Nathan, ça passait très bien.
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Sam 29 Nov - 20:26

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Les habitudes n’étaient pas toujours bonnes. A force, on ne réfléchissait plus et on prenait tout pour dû, justement par habitude. Pour Nathan, la seule personne à le réveiller d’une façon particulière, c’était toujours Betsy. Enfin c’était la seule à le réveiller tout court à vrai dire. Il ne lui était arrivé qu’une fois ou deux de dormir avec une autre femme et cela remontait à bien des années déjà. Du coup, il en avait complètement oublié qu’il avait partagé le lit avec Molly. En fait il ne pensait même plus au fait qu’il se trouvait chez elle, encore trop endormi pour le réaliser. Pour lui, il se trouvait chez lui, dans son lit… et celle qui se trouvait sur lui ne pouvait donc être que Betsy. Qui d’autre ?

Il finit néanmoins par réaliser son erreur et se sentit alors fort gêné. Pas timide pour un sou d’ordinaire, là il se sentait mal de s’être montré si familier avec une autre fille qu’il connaissait à peine. Il s’excusa sans préciser à qui il pensait mais Molly le coupa de toute façon dans son élan, commençant à se faire plein de films. Elle parlait si vite qu’il cru qu’il allait en louper une partie à force. Heureusement, un mal de crâne sembla la stopper. C’était paradoxal de se faire soi-même mal au crâne… Mais en fait, ce qu’elle disait était plutôt amusant et détendit Nathan. Il n’avait rien à se reprocher. Et elle n’avait pas l’air plus gênée que ça de toute façon.

« Non, je ne suis pas marié et je n’ai pas de copine donc je n’ai trompé personne, rassure toi. De toute façon, nous n’avons fait que dormir ensemble, rien de bien méchant. » fit-il en secouant légèrement la tête

Mais comment expliquer ce qu’il venait de dire ou faire ? S’il lui disait la vérité, il doutait qu’elle le croit réellement. Pouvait-il lui dire qu’il ne s’agissait là que du surnom qu’il donnait à la fille qui partageait sa vie depuis huit ans ? Qu’était-elle pour lui à part son élève ? Il ne savait plus franchement lui-même. Il ne pouvait donc pas mentir sur ce qu’il ignorait.

« J’ai l’habitude de dormir seul… et la seule personne qui me réveille d’habitude est une très proche amie à moi dont le diminutif est bébé… Alors fatalement, j’ai cru que tu étais elle… par habitude. Encore désolé, je voulais pas paraître… désobligeant. »

Il lui offrit un sourire désolé même si au final il n’avait pas grand chose à se reprocher. En fait, la réflexion de Molly le fit rire. A sa façon elle arrivait à le complimenter. Enfin… en quelque sorte. C’était à la fois vexant et gratifiant. Du coup il ne savait pas trop comment le prendre. Mais comme il ne se vexait pas facilement, il préféra le prendre avec le sourire et en jouer un peu. Il se pencha vers elle et lui tapota le nez en souriant. Elle était bien assise sur lui… Il pouvait donc se permettre de la toucher un minimum.

« Je ne suis pas gay non plus… J’ai l’air gay ? Si c’est parce que je ne t’ai pas touchée… c’est parce que j’ai pour principe de ne pas abuser des femmes qui ont un peu trop bu. Et crois moi, c’était le cas hier ! Je crois que ton détecteur à gays est cassé… »

Vu la cuite qu’elle s’était prise, il se doutait bien que ce devait être Bagdad à l’intérieur de sa tête. Du coup il évitait de parler trop fort, parlant doucement. Il s’intéressa à son état mais apparemment, malgré le mal de crâne, elle avait l’air d’aller bien. Bien qu’il ignorait ce qu’était sa potion magique, elle semblait relativement fraiche malgré sa cuite de la veille. Lorsqu’elle lui fit remarquer qu’elle s’était inquiété parce qu’il dormait un peu trop fort et qu’elle le flagella de ses manches, Nathan se mit à rire, levant les mains pour esquiver les coups.

« Pardon, pardon ! Quand je dors, je dors ! Je te l’avais dit hier mais ça ne m’étonne pas que tu ne t’en souvienne plus ! Enfin maintenant tu es au courant… Ta potion magique a l’air relativement efficace… Même si je suis rarement bourré, je ne suis pas contre en obtenir la recette au cas où ! T’as pas pensé à la commercialiser hmm ? »

Puisque Molly se leva et l’incita à se rendre à la cuisine, il se leva à son tour. Pas frileux pour un sou, il ne prit pas la peine de remettre son t-shirt sur son dos, se dirigeant vers la cuisine simplement en pantalon. Il était agréablement surpris qu’elle lui propose un petit déjeuner mais il n’allait pas dire non. Si ça lui faisait plaisir, cela lui faisait plaisir aussi. Il s’installa à table et s’étira longuement.

« J’ai même droit au petit déj’ ? Il est bien cet hôtel, je reviendrai ! » fit-il en riant légèrement « Est-ce que je peux t’aider pour quoique ce soit ? Ce serait la moindre des choses… Profite, tant que je suis encore là ! »

Jetant un œil autour de lui, il constata qu’ils étaient toujours seuls. Même si son père avait débarqué au milieu de la nuit, il doutait qu’il s’en serait rendu compte. Qu’aurait-il pensé en voyant sa fille dans les bras d’un sinistre inconnu ? Difficile à dire sans connaître l’énergumène. Et puis de toute façon elle était majeure et vaccinée non ? Reposant les yeux sur elle, il l’observa un instant. Elle était plutôt mignonne, en plus d’être agréable.

« Au fait, l’invitation pour le repas tient toujours ou c’était juste dit sur un coup de tête… Enfin j’ignore ce dont tu te souviens d’hier à vrai dire ! »

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Dim 30 Nov - 5:07

Molly était le genre de femme qui sautait rapidement aux conclusions et se faisait des scénarios abracadabrants à chaque fois que quelque chose se produisait dans sa vie. Elle était très imaginative, mais avait tendance à s’embarquer un peu trop dans ce monde imaginaire qu’elle se fabriquait. Le retour à la réalité et l’appel de la raison était difficile à faire. Encore une fois, elle s’était embarquée dans un long monologue où elle cherchait à savoir si Nathan était marié, fiancé ou simplement casé afin de s’attendre au pire de la part d’une éventuelle copine. Des femmes jalouses, elle en avait vues dans sa vie. L’une de ses amies était ce genre de femme, qui ne supportait pas qu’on touche à son copain. Molly avait rapidement compris comment agir avec ces cas délicats et c’est pour cela qu’elle se préparait déjà mentalement à être une « bitch ».

Le pauvre Nathan devait arriver à la suivre, mais aussi à lui expliquer la vérité. Il n’était pas en couple, elle pouvait se rassurer. Dommage, la jeune femme venait de créer des insultes du tonnerre dans sa tête. Une fois qu’elle les aura prononcées à voix haute elles seront probablement moins géniales.


-« Tu sais, les femmes, ce sont toutes des garces. Il faut donc se préparer en conséquence, on ne sait jamais. Certaines sont trop territoriales dans la vie. »

Molly n’était ni gênée, ni outrée par une telle marque d’affection, même si elle ne lui était pas destinée. Elle faisait tellement de conneries à longueur de journée qu’elle ne pouvait blâmer qui que ce soit d’en faire également. Malgré tout, Nathan s’excusa, ne souhaitant pas poser de gestes désobligeants envers elle. Il ne connaissait pas Molly.

-« Le seul truc désobligeant que tu pourras me faire serait de garder tes chaussettes pendant qu’on fait l’amour comme des bêtes. C’est vexant un homme qui juge qu’il n’a pas le temps de retirer ses chaussettes. C’est très important ! »


Elle disait cela comme si c’était l’évidence même. Il ne fallait clairement pas prendre Molly totalement au sérieux. Elle disait des choses ici et là sans même s’en rappeler à la fin de la journée. Elle parlait beaucoup et pensait peu. Comme elle avait déjà eu l’air ridicule à quelques reprises devant Nathan ce n’était plus la peine de se cacher. Il savait quel genre de femme elle était. Autant continuer à agir naturellement.

Pour elle, agir naturellement signifiait également de passer des commentaires à voix haute qu’elle aurait bien pu garder pour elle. Par exemple, insinuer que Nathan était gay. Il était trop beau, trop parfait pour être un homme célibataire hétérosexuel. Il faisait partie de cette catégorie d’homme qui lui était inaccessible. Pourtant, Molly était un véritable canon ! Lorsqu’il lui tapota le nez, elle sourit, amusée.


-« Tu vois, c’est là que tu as tort. Tu es trop gentil, respectueux et galant pour être un hétéro célibataire. Habituellement, ils sont déjà casés avec Miss Parfaite et font des bébés parfait pendant leur mariage parfait. Ou ils aiment les hommes et deviennent mes meilleurs amis avec qui je peux mater et commenter les autres mecs dans les boites de nuit. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire d’un cas à part comme toi ? »

Le frapper était probablement la bonne réponse. En fait, elle n’en savait rien. Elle voulait simplement se venger de lui parce qu’elle avait cru que quelque chose lui arrivait pendant son sommeil. Elle ne se rappelait pas du tout qu’il lui ait dit qu’il dormait aussi dur. Tout ce dont elle se rappelait, avant de sombre dans un profond sommeil, était du plus important : son beau corps musclé. Avec le peu de neurones qui lui restaient à ce moment-là, elle n’avait pas eu le choix de ne retenir que l’information essentielle.


-« Quand je suis bourrée, je retiens un nombre très limité d’informations sinon mon cerveau va exploser. Il fallait, je ne sais pas, me laisser une note ou une inscription sur un cupcake. Hummm… cupcake… Tu vois, il est là le truc magique : le sucre. Je t’en faire un, mais ça doit rester un secret. Je dois encore perfectionner la recette et me trouver des gens à exploiter pour en produire en grande quantité et me faire de l’argent sur le dos de tout le monde. C’est difficile d’être un capitaliste de nos jours. »

Maintenant, il était temps d’aller manger. Elle avait faim et surtout envie de son cocktail de fruits. Elle récupéra son verre, sur le comptoir, et en bonne une longue gorgée. C’était bon. Le truc c’était de mélanger un peu n’importe quoi. Son estomac n’était pas très difficile, mais elle avait toujours cette rage de fruits et légumes après une soirée de beuverie, sans trop savoir pourquoi. C’était l’une des rares choses qui n’allait pas retourner son estomac à l’envers.

Nathan la suivit sans remettre son t-shirt – au plus grand plaisir de Molly – puis lui demanda s’il pouvait faire quoi que ce soit pour lui rendre service. Après tout, c’était la moindre des choses après lui avoir offert l’hospitalité. Cette dernière réfléchit, ne sachant pas trop quoi lui demander.

-« Reviens quand tu veux. La prochaine fois t’auras droit au service aux chambres. Aujourd’hui, il va falloir que tu t’asseyes à la table comme un être civilisé. » Elle sourit. « Il n’y a rien que tu puisses faire pour m’aider. Malgré que... si t’es capable de résoudre le mystère de l’orgie de cookies dans mon lit je t’en serais reconnaissant. Non mais quelle bande de dévergondés, quand même ! »

Elle attrapa l’assiette de crêpe et la déposa sur la table. Elle alla chercher des couverts et fit de même. Fouillant dans le réfrigérateur, elle sortit de quoi faire une petite potion magique à Nathan. Il allait être l’un des rares à goûter son merveilleux cocktail – que ses amis trouvaient douteux depuis qu’elle avait essayé d’y incorporer du bacon et du Nutella – qu’elle préparait avec amour. Nathan en profita pour lui demander si sa proposition de repas tenait toujours. Jamais elle n’allait refuser de passer encore du temps avec ce charmant pompier, c’était certain. Elle se rappelait de lui avoir parlé de cuisine et de pigeons, sans pouvoir exactement se souvenir de ses mots exacts.

-« Je me souviens de ça… » Fit-elle en désignant son torse du doigt. « … et surtout de ça. » poursuivit-elle en se sauvant jusqu’à la table avec la boite de beignets. « Plus sérieusement, – parce qu’il m’arrive parfois d’être sérieuse – je me souviens d’avoir fait une véritable folle de moi-même, pire que d’habitude, et d’avoir fantasmé sur toi toute la soirée. Ah merde, ça fallait pas que je le dise…. T’as pas déjà fait le calendrier des pompiers ? »

Pendant ce temps, elle revint derrière le comptoir pour jeter des fruits dans le malaxeur. Elle ajouta un peu de jus d’orange parce que c’était toujours meilleur ainsi, puis elle attendit que Nathan ait terminé de parler pour actionner l’appareil. Il lui fallut peu de temps pour que sa concoction soit prête et qu’elle lui verse le tout dans un grand verre. Elle le lui tendit avant de s’installer à la table, prête à déjeuner.

-« Au fait, je ne sais pas si je te l’ai dit, mais merci de m’avoir raccompagnée. Et d’être resté. C’est sympa d’avoir quelqu’un avec soi et de pouvoir cuisiner un vrai repas. J’aimerais bien qu’on discute et parte à zéro, mais vu tout ce qui s’est passé hier, je vais plutôt espérer que tu ne m’envoie pas l’hôpital psychiatrique aux fesses. T’es le premier mec sympa avec qui j’ai une réelle discussion alors... voilà. Bon appétit ! »
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Jeu 4 Déc - 16:51

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Nathan se retrouvait dans une drôle de situation mais étrangement, il ne se sentait pas spécialement coupable. Après tout, quelle idée de monter sur lui pour le réveiller ! Il se serait attendu à recevoir un seau d’eau froide plutôt que ça à vrai dire. Mais il ne s’en offusquait pas vraiment. En fait, cela ne l’étonnait même pas de la part de Molly même si elle semblait sobre à présent. Elle avait l’air d’être une fille vraiment particulière. Et plutôt que de mal le prendre, cela l’amusait. A quoi bon râler ? Il préférait largement ça que quelqu’un de froid et de désagréable.

Même après le fait qu’il ait assuré n’avoir personne dans sa vie, Molly restait méfiante. Après ce qu’elle disait, Nathan se demanda si Betsy n’était pas du genre territoriale. Mais en fait il n’en savait strictement rien. Oui ils étaient proches mais il n’avait aucun souvenir qu’elle ait empiété sur sa vie privée. Vie privée qui d’ailleurs se résumait depuis plusieurs années à du célibat pour le pompier. Mais ça, c’était parce qu’il le voulait bien. Il n’avait pas spécialement envie d’être en couple pour plusieurs raisons.

« Bah… Rassure toi. Même si on est très proches, elle ne m’a jamais empêché d’avoir une vie privée, je peux bien faire ce que je veux. »

Malgré tout, Nathan s’excusa de son geste qui ne lui était pas destiné, n’ayant pas envie qu’elle se méprenne sur ses intentions. Bien qu’il n’avait rien fait de mal, il ne connaissait pas assez Molly pour être certain qu’elle ne le prendrait pas mal ou ne se ferait pas une fausse idée de lui. Vu le personnage il en doutait assez peu mais il préférait se méfier et prendre les devants. Même s’il s’attendait à ce qu’elle prenne les choses bien, il ne s’attendait pas à ce qu’elle les prenne SI bien. Elle semblait pouvoir parler de tout et de rien sans avoir la moindre gêne, le moindre tabou. Passée la surprise, Nathan se mit à rire soudainement.

« Je te promet que je ne garderai pas mes chaussettes ! Peut-être une partie de mon uniforme par contre ? Paraît que les femmes adorent les hommes en uniformes… »
fit-il avec un sourire amusé

Au final, il avait la sensation que la Molly ivre et la Molly à jeun n’étaient pas bien différentes. A moins qu’elle ne faisait que se dire que puisqu’il l’avait déjà vue bourrée, il n’était plus à ça près. Quoiqu’il en était, il était content qu’elle ne mette pas de barrière et essaie désespérément de se faire passer pour ce qu’elle n’était clairement pas : quelqu’un de renfermé et d’ordinaire. Si Nathan n’avait pas beaucoup de contacts, il préférait néanmoins qu’ils aient quelque chose de particulier. Sinon à quoi bon ?

Mais Molly ne cessait de le surprendre. Il ne manquait pas de compliments avec elle. Une chose était sûre : il lui plaisait. Vu le nombre de commentaires, il n’en doutait plus. Mais malgré tout, elle le catalogua comme étant gay, justifiant ceci par le fait qu’il ne se comportait pas suffisamment comme le reste des hommes qu’elle connaissait pour ne pas avoir un gros défaut caché quelque part. Apparemment, il ne correspondait pas à l’image qu’elle se faisait d’un hétéro célibataire. Nathan haussa les épaules.

« Je peux essayer de devenir un ignare sexiste et accro à la bière qui rote et se gratte le cul devant le foot si tu préfères. Mais je te garantie pas d’y parvenir, je n’ai pas vraiment été élevé comme ça. En fait… c’est ma mère qui m’a élevé, je n’ai pas eu d’exemple paternel. C’est peut-être pour ça ? Je bosse trop pour avoir le temps de trouver la femme parfaite. Et puis… je préfère profiter des plaisirs de la vie ! Pas toi ? »


En fait la femme parfaite il l’avait déjà trouvée. Ou c’était plutôt elle qui l’avait trouvé. Mais elle lui était inaccessible et il devait faire avec. Ou plutôt sans… Du coup il essayait de se focaliser sur autre chose même si c’était difficile pour lui. Heureusement, Molly parvenait à le distraire plutôt facilement même si elle était en train de le frapper. Il ne s’en formalisait pas et la laissait faire même s’il aurait pu aisément l’arrêter. En fait, Molly se rappelait assez peu de choses de la veille. Partant dans un monologue, elle se mit elle-même à changer de sujet, parlant soudainement de cupcakes. Nathan s’imagina aussitôt les muffins de Betsy et se pinça les lèvres. Si Betsy était un vrai cordon bleu, ses muffins restaient… difficilement mangeables. C’était bien la seule chose qu’elle ne savait pas faire même si elle persistait. Du coup, Nathan se demandait si les cupcakes de Molly seraient dans le même genre ou s’ils seraient plutôt du genre mangeables.

« J’ai hâte de goûter ce cupcake alors ! Mais je ne voudrai pas abuser de ton hospitalité non plus… Après, si tu en as de trop sur les bras, je veux bien t’aider à t’en débarrasser… J’ai un trou noir en guise d’estomac ! »

Puisqu’il était l’heure de manger, ils se déplacèrent jusqu’à la cuisine pour continuer leur discussion. Même s’il était l’invité, Nathan ne voulait pas rester sans rien faire mais il ne voulait pas non plus faire comme chez lui. Molly n’avait pas l’air de vouloir qu’il fasse quoique ce soit, mis à part une chose étrange. Même sans avoir assisté à la scène, il avait déjà une petite idée derrière la tête. Au moins, il avait droit à une future proposition de venir squatter chez elle –ou plutôt chez son père- et il aurait même le droit de dormir dans un lit. Il se demandait s’il n’y avait pas un sens caché à cette phrase mais préféra en rire.

« Petit déj’ au lit ? Oh dans ce cas je vais réserver mon prochain séjour sur le champ ! Où est-ce qu’on signe ? » fit-il en riant avant de se masser le menton d’un air songeur « Orgie de cookies hein ? Hmm… Sachant que tu m’as ramené un survivant, un chaste sans doute, j’en déduis que tu étais présente avec les autres mais que tu ne te souviens de rien… Ils ont du profiter de ton absence pour faire des folies et avoir le lit rien que pour eux ! Elémentaire ma chère… Ca mérite une enquête approfondie mais il faudra aller vérifier directement dans la chambre. »

Puisque des crêpes venaient d’atterrir sous son nez, Nathan huma l’odeur qui s’en échappait avant de s’emparer des couverts. Cependant il ne fit rien. Il ne toucha pas au plat et ne mangea rien du tout. En fait il attendait que Molly s’installe à son tour avant de manger, question de politesse. Même s’il ignorait ce qu’elle faisait, il en profitait pour lui demander ce dont elle se souvenait de la veille. Pas grand chose apparemment. Mais elle se souvenait tout de même de l’invitation… et du torse du pompier visiblement. Rien d’étonnant puisqu’elle avait dormi contre à vrai dire. Comme à son habitude, elle s’emmêla les pinceaux, le complimenta encore et essayait de se souvenir de ce qui avait pu être dit. Nathan haussa légèrement les sourcils. Elle avait fantasmé sur lui ?

« C’est mieux de fantasmer quand on est pas ivre… Au moins on peut y céder plus facilement et sans regrets… et avec des souvenirs ! Et oui pour le calendrier. Je t’en ai même donné un exemplaire dédicacé… Rappelle toi Juillet… » fit-il avec un sourire

Voilà qu’elle lui apportait un grand verre de jus, sans doute un cocktail. Nathan l’analysa, l’observant et le reniflant. Il en but une gorgée, savourant le goût avant de le reposer sur la table, se servant en crêpe maintenant qu’elle était à table.

« C’est ton mystérieux cocktail magique c’est ça ? J’ignore si ça fonctionne vraiment mais ça a le mérite d’être bon. Ceux que j’ai connu étaient franchement dégueu… »

Molly le remercia de l’avoir raccompagnée, demandant qu’ils repartent à zéro pour oublier sa cuite de la veille. Croyait-elle vraiment qu’il la prenait pour une folle ? Nathan secoua légèrement la tête.

« Je ne vois aucune raison de t’amener dans un hôpital psychiatrique… Et tu n’as pas à me remercier. Quelque part… j’ai fait mon travail. Mais d’un autre côté, je ne regrette pas de l’avoir fait ! J’ai découvert une drôle de fille comme il faudrait qu’il y en ait plus. Ne te bile donc pas de ce que je peux bien penser et mange. Reste toi même ! Bon appétit ! »

Il lui sourit puis entama les crêpes tout en buvant quelques gorgées du cocktail. Lorsqu’il eut terminé, il s’étira et se massa légèrement le dos. Même s’il avait l’habitude de dormir dans un canapé, il se sentait un peu coincé. Après quelques séances d’étirement, cela passerait sans doute.

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Jeu 4 Déc - 19:11

Molly faisait partie de cette catégorie de femmes qui aimait les hommes en uniforme. Cependant, depuis qu’elle avait eu la chance de voir le magnifique torse nu de Nathan, elle ne savait pas qu’est-ce qu’elle préférait voir sur lui. Il devrait peut-être lui faire un petit défiler de mode afin qu’elle se décide. Laissant son imagination s’emballer, la jeune femme eut besoin de longues secondes avant de prendre la parole.
 
-« Hummm. L’uniforme doit bien t’aller, mais après avoir vu une partie de ce qui se cache en dessous, je crois que je préfère ne pas voir de vêtements du tout. Enfin, c’est si ça arrive, hein ! »
 
Molly ne voulait pas avoir l’air obsédée par son corps – bien qu’elle ne pouvait pas résister à ce genre d’homme – et souhaitait faire comprendre à Nathan qu’elle ne voulait pas absolument coucher avec lui. La vue de son torse lui suffisait… pour le moment. Au moins, il savait que si quelque chose se passait entre eux il allait forcément devoir retirer ses chaussettes, uniforme ou pas !
 
La discussion changeait rapidement, passant d’un sujet à l’autre à une vitesse folle. La jeune femme était du genre à parler de tout et n’importe quoi sans gêne, sans tabou, comme le lui avait appris son père. Elle ne retenait pas du voisin, après tout ! Sans trop se soucier de vexer ou non Nathan, elle lui expliqua pourquoi elle pouvait en venir à croire qu’il était en couple ou gay. Il y avait une certaine logique dans son raisonnement, mais il s’agissant de ce genre de logique qu’elle seule, pratiquement, était capable de comprendre.
Plutôt que de s’offusquer du manque de tact de Molly, Nathan préféra lui faire comprendre qu’il n’était pas gay. Il y avait peut-être un lien avec l’absence de son père dans sa vie, ce qui faisait qu’il n’avait jamais eu de manières grotesques comme roter comme un porc. Il n’avait jamais affronté Molly en combat singulier sur ce terrain, mais s’il le faisait il allait assurément perdre. Quand on disait qu’elle ne retenait pas de n’importe qui…

 
-« Tu as bien raison ! Il faut savoir profiter de la vie. Pourquoi se faire chier avec des relations amoureuses qui vont nous faire manquer le nouvel épisode de Game of Thrones à chaque semaine ? Le célibat c’est tellement mieux. Enfin… ce l’est quand on n’habite pas dans un trou paumé et qu’il y a actuellement quelque chose à faire d’intéressant. »
 
Sobre comme saoule, Molly ne cessait jamais de parler. Elle pouvait faire une discussion à elle seule sans s’en rendre compte. Finalement, elle tentait d’expliquer à Nathan ce qui lui fallait pour ne pas trop avoir la gueule de bois, le lendemain. Elle avait besoin de sucre dès son réveil. Parfois, il lui arrivait de manger une part de gâteau ou un bol de fruit sans même se lever de son lit avant de se rendormir comme si rien n’était. Chacun avait sa méthode et elle était prête à faire goûter la sienne à Nathan.

 
-« J’aime cuisiner ! Il n’y a jamais personne pour manger, par contre. Bon, il y a toujours mon père qui finit par se barrer le lendemain avec les restes parce que selon lui c’est trop bon. Mais c’est mon père quoi, ce n’est pas pareil. »
 
À force de parler de nourriture Molly commençait à avoir plus que faim. Elle se dirigea à la cuisine et ordonna à Nathan de la suivre. Elle allait lui préparer une mixture comme la sienne afin qu’il voit quel genre de breuvage elle créait habituellement pour combattre la gueule de bois. La prochaine fois – parce qu’elle souhaitait qu’il y ait une prochaine fois – elle comptait tout lui préparer et lui amener au lit. Elle ne faisait jamais les choses à moitié. En retour, elle ne demandait rien. Enfin, cette fois-ci elle allait lui demander de l’aider à résoudre le mystère de l’orgie de cookies dans son lit. Elle ne comprenait pas trop ce qui s’était passé, mais elle savait qu’elle allait devoir ramasser cette scène de crime d’ici la fin de la journée si elle voulait regagner son lit.
 
-« Je suggère que nous investiguons sur la scène du crime une fois le déjeuner terminé. Il doit y avoir un coupable sur qui mettre à main ! »
 

Les plus chanceux seront dévorés par Molly – on ne gaspillait pas des biscuits, tout de même ! –et ceux qui étaient en miettes allaient trouver refuge dans la poubelle, cimetière des vestiges de nourriture où leur âme reposera en paix. Depuis ce matin, Molly avait déjà enterré quelques peaux de bananes afin de faire ses cocktails de fruit. D’ailleurs, tout en préparant la boisson de Nathan, elle tentait de se souvenir de ce qu’elle avait pu dire la veille. Il y avait beaucoup de conneries. Elle en disait encore, d’ailleurs. L’homme avait dû comprendre qu’elle le trouvait terriblement canon. Elle devait arrêter de faire des remarques à ce sujet, mais c’était plus fort qu’elle. Lorsque Nathan lui rappela qu’il lui avait donné un calendrier des pompiers dédicacé, Molly se mit à courir vers sa chambre comme une furie, agitant en l’air ses bras camouflés dans les manches trop longues qu’elle portait et qui claquaient en l’air. Quelques secondes plus tard, elle revenait avec le calendrier et l’ouvrait au mois de juillet en souriant de satisfaction et de bonheur.
 
-« Vois-tu, je dis un peu trop ce que je pense. Penses pas que c’est parce que je te trouve canon que je vais te violer dans ton sommeil, hein ! Merde, ça fait trop creepy ça… Enfin, tu comprends ce que je veux dire ? Oublie ça, okay ? Rappelle-toi juste que je suis très heureuse pour le calendrier et que je ne vais pas t’agresser comme une bande de groupies de One Direction laissée sans surveillance dans une pièce close avec eux.»
 

Délaissant rapidement le calendrier, elle offrit un verre de son fameux cocktail de fruits à Nathan, puis elle s’installa à la table. Au moins, Nathan ne trouvait pas qu’elle faisait de mauvaises boissons, c’était un bon début.
 
-« En fait, le secret c’est le sucre naturel ! C’est bon des fruits. Tout le monde aime les fruits. C’est pour ça que c’est si magique ! La version expérimentale contenait des légumes… et un peu tout ce qui trainait dans le frigo à ce moment-là. J’étais pas tout à fait sobre encore, cette fois-là. »
 
Pendant qu’ils débutaient ce délicieux repas, Molly en profita pour remercier Nathan de sa présence et de ce qu’il avait fait pour elle. Elle était un peu trop marginale pour une ville comme celle-ci et elle savait que ce n’était pas facile d’être acceptée par la majorité de la population qui devait avoir des opinions plutôt conservatrices.
 
-« Rester moi-même, ça je sais faire ! Je suis très douée, même ! »
 
Une fois le repas terminé, Molly poussa un soupire de bonheur. Elle avait très bien mangé. Nathan semblait avoir un bon appétit, comme il l’avait dit, puisqu’il avait mangé la majorité des crêpes. Molly n’allait pas lui en tenir rigueur, elle ne pouvait pas en manger plus de deux dans son état actuel.
 
-« Tu as mal au dos ? Je peux faire quelque chose ? Dans les pyjamas party j’étais celle qui faisait des massages à tout le monde. Je suis trop douée ! »
 
Se levant, elle passa derrière Nathan pour l’aider à se masser le dos. Ce n’était pas toujours agréable de le faire soi-même. Il parait qu’elle faisait de très bons massages pour détendre les gens. Après un tel repas, il n’y avait rien de mieux pour que Nathan se sente bien. Elle commença à lui masser les épaules, puis descendit doucement ses mains vers son dos. C’est là qu’elle remarqua les cicatrices qui marquaient sa peau. Molly étant ce qu’elle est, elle ne put s’empêcher de faire un commentaire.
 

-« O.M.G. Tu t’es fait attaquer par un esprit de l’enfer pendant la nuit ? Tu vas bien, t’es sûr ? Tu sais, je connais un pote qui sait purifier des maisons si tu veux te débarrasser de cet esprit. Comment c’est arrivé ? »
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Lun 8 Déc - 14:51

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Depuis qu’il vivait à Moon Falls, il n’était pas arrivé si souvent à Nathan de tomber sur quelqu’un avec qui cela collait si bien. Mais est-ce que ça ne collait pas un peu trop bien ? A voir leur conversation, on pourrait se le demander. En tout cas, aucun d’eux ne s’offusquait de quoique ce soit, il n’y avait aucun tabou, ce qui donnait une certaine légèreté à l’atmosphère. En tout cas Molly ne cachait pas son attrait pour le pompier et ce dernier ne restait pas de marbre face à la jeune femme. Même s’il n’y en avait qu’une capable de faire battre son cœur et qu’il évitait un maximum de voir d’autres femmes, il devait bien reconnaître que s’amuser un peu ne pourrait pas lui faire de mal. Il pensait même en avoir besoin.

« Je te ferai la surprise alors. C’est d’autant plus amusant ! Puis de toute façon, comme on va se revoir… on avisera bien à ce moment là. Je sais où tu habites… et tu sais où je bosse ! »

Au moins désormais, elle savait à quoi s’en tenir concernant Nathan. Il n’était ni en couple ni gay. Finalement il préférait s’en amuser plutôt que de s’en vexer. Dans un sens, c’était plutôt flatteur car à ses yeux il possédait trop de qualités pour être un hétéro célibataire. L’explication était au final bien plus complexe que ça… mais il n’avait pas spécialement envie d’en parler. Pour ça, il aurait déjà fallu qu’il sache lui-même où il en était, ce qui n’était pas gagné. Alors à défaut de savoir, il ne s’encombrait pas en prises de tête. Il ne souhaitait simplement pas être en couple. Mais de toute façon ça ne semblait pas être l’intention de Molly.

« Tu dis ça parce que tu ne t’es pas encore faite à Moon Falls… Tu verras, tu changeras d’avis quand tu auras rencontré la communauté. Je peux te présenter quelques personnes avec qui tu t’entendrais bien je pense. C’est vrai que c’est paumé mais au moins c’est tranquille… » fit-il en la regardant « Tu as déjà été en couple ? Réellement ? »

C’était une simple curiosité mais il ne s’en offusquerait pas si elle ne souhaitait pas aborder le sujet avec lui. Ca n’avait jamais été le cas pour Nathan et il voulait savoir s’il était le seul dans ce cas ou si ça arrivait à d’autres. Puisque Molly ne semblait pas farouche, il ne pensait pas la déranger avec sa question. Mais vu ce qu’elle disait, il avait déjà une petite idée de la réponse. Parler ne l’empêchait pas de faire 15 trucs à la fois et Nathan la regardait cuisiner, ravi de pouvoir bientôt se remplir la panse.

« Et moi j’aime manger ! Quant à ton père, il a bien de la chance, ça a l’air bon ! Mais c’est vrai que c’est triste de se faire à manger juste pour soi. La bouffe ça a un côté convivial. D’ailleurs tu manges à une vitesse surprenante ! Je cuisine assez peu… j’ai mon traiteur particulier. »

Et même contre ce traitement de faveur, Molly ne désirait rien en échange. Ou presque. Ce qu’elle réclamait n’était pas vraiment une faveur ou un coup de main mais plutôt une façon de continuer à jouer. Puisque Nathan ne reprenait pas le boulot tout de suite, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas rester un peu plus longtemps. Surtout que Betsy n’était pas chez lui. Rien ne pressait donc. Il aurait tout son temps pour chercher un coupable…

« A défaut de mettre la main dessus… on se le mettra sous la dent ! Mais on pourra toujours interroger le biscuit solitaire sur la table basse du salon. Il est sans doute un témoin important… »

Après l’histoire du calendrier et des compliments, Nathan n’avait pas besoin d’indices supplémentaires pour comprendre l’effet qu’il faisait à Molly. Mais cela ne le dérangeait pas du tout, il s’en amusait. Malgré tout, elle se sentit obligée de mettre les points sur les i en précisant qu’elle ne comptait pas le violer ou quoique ce soit dans le genre, telle une furie de groupie. Nathan se mit à rire puis secoua la tête.

« Tu es à des années lumières des furies de groupies… Et puis tu pourrais me violer pendant mon sommeil que ça ne me réveillerait même pas je pense. De toute façon pourquoi violer quelqu’un de consentant ? C’est se rajouter des bâtons dans les roues ! Enfin… tout ça pour dire : arrête donc de te justifier. Est-ce que j’ai l’air d’avoir peur hm ? Sois toi-même, ça me va très bien ! »

Nathan dégusta le cocktail magique anti-gueule-de-bois que Molly venait de lui faire. Même s’il n’avait pas bu et qu’il n’en avait donc pas besoin, il appréciait au moins le goût. Visiblement, c’était un bête cocktail de fruits, rien de plus. A défaut d’être efficace, c’était bon ! La jeune femme avait déjà l’air d’aller mieux mais il ignorait si c’était dû à son cocktail ou juste parce qu’elle se remettait vite.

« J’imagine le mélange… Reste sur le sucré uniquement, ça aura d’autant plus de succès si c’est agréable à boire ! Si tu veux un autre bon remède pour faire passer une gueule de bois, il suffit de pratiquer une activité physique. Un petit footing, quelques étirements… Ca aide beaucoup ! »

Depuis qu’il travaillait pour les pompiers, Nathan en avait vu défiler des gens ivres. Et à force, il savait ce qui fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas. Le mieux était de rester au calme et d’être dans un endroit frais. Mais tout n’était pas efficace pour tout le monde. Au moins Molly n’avait plus l’air d’avoir besoin de quoique ce soit. Si elle commençait à s’inquiéter pour ce qu’il pouvait bien penser d’elle, c’était qu’elle était assez sobre et en forme pour se rappeler de toutes les âneries qu’elle avait pu dire. Mais Nathan n’avait pas peur de ça. Au moins il était content de voir qu’elle n’essayait pas de rentrer dans le moule pour mieux coller à la population locale.

Puisque Molly mangeait peu, Nathan ne se pria pas pour faire honneur à ses crêpes dont il se remplit l’estomac. Il ne lui restait plus qu’à se bouger un peu pour détendre ses muscles et il serait un homme comblé. Il ne lui fallait pas grand chose pour ça. Mais en le voyant se masser le dos, Molly voulut prendre le relai, expliquant avoir les qualifications requises pour ça. N’y voyant pas d’inconvénients, Nathan hocha la tête, retirant sa main de son dos.

« Logé, nourri… massé… Je recommanderai cet établissement ! Ou alors… je le garderai rien que pour moi ! C’est gentil Molly, je suis un peu tendu. Je ne dors pas toujours très bien quand je ne suis pas chez moi. »

Puisqu’il ne pouvait avoir le nez dessus en permanence, Nathan avait tendance à oublier que son dos portait des cicatrices plutôt visibles. Ce n’est que lorsque Molly lui fit une drôle de réflexion qu’il se pinça les lèvres, ne sachant pas trop comment expliquer ça. Il ne pouvait pas lui dire que c’était un loup-garou qui en était responsable et qu’il les chassait. Machinalement, il se gratta sa mâchoire mal rasée et tourna légèrement la tête vers elle.

« Oh tu sais… le métier de pompier c’est pas de tout repos… Mais c’est pas le plus dangereux. Parfois je pratique un peu la chasse. Y a beaucoup d’animaux dans les environs et rien n’est plus savoureux que de la viande de cerf. J’étais parti chasser le cerf avec un ami et… on est tombé sur un ours. Ca a failli mal finir comme tu peux le constater… »

Pour ne pas lui infliger cette vision plus longtemps, il se leva et débarrassa la table. C’était le moins qu’il puisse faire pour le traitement dont il bénéficiait.

« Ca… t’ennuie si je prends une douche ? Je ne serai pas long ! »

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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Lun 8 Déc - 18:56

Molly pouvait compter sur les doigts d’une main le nombre de personne avec qui elle était sortie par le passé. Elle avait quelques relations amoureuses ici et là au lycée. Elle était sortie avec l’un des joueurs de football les plus canons de toute l’école avant qu’il ne lui avoue qu’il était gay et qu’il était sorti avec elle pour faire en sorte que tout le monde le croit hétéro. Et dire que ce mec était devenu son meilleur pote par la suite… Enfin, elle avait eu quelques copains ici et là avec qui ça n’avait pas fonctionné ici et là. Il fallait dire que c’était parfois de sa faute. Elle avait plaqué un mec qui avait osé lui dire que Star Wars ça craint et sans même avoir vu les films, en plus ! Elle était plus difficile qu’il n’y paraissait, mais avec le temps elle s’était sûrement améliorée.

-« Je suis sortie avec des mecs ici et là, mais pas de grands amours ou des conneries du genre. Si t’es capable de me présenter des gens qui ne croient pas qu’avoir les cheveux roses est un signe d’appartenance à Satan, je suis partante. Ça fait du bien d’avoir un brin de vie sociale autre que par Skype.»

Elle ne pouvait refuser la proposition de Nathan. Elle avait besoin de rencontrer des gens. Il était tellement cool qu’il ne pouvait que connaitre des gens cools, non ? Elle n’avait pas trop peur à ce sujet. Et puis, cela lui permettra peut-être d’avoir des gens avec qui organiser un pyjama party ! Elle pourra télécharger un tas de films illégalement – seul moyen selon elle d’avoir des longs métrages qui étaient plus récent que l’an 2000 – et passer le tout sur la télévision en accompagnant cela de popcorn bien chaud. Elle pourra même cuisiner des chaudrons de pâtes ou de crème de brocoli ou même de potage à la citrouille ! Elle adorait ça.

Pour l’instant, elle avait l’occasion de faire le déjeuner de Nathan, ce qui la changeait de l’ordinaire. Elle espérait que le repas soit bon malgré son état actuel. Elle se sentait plutôt bien, mais savait que si elle abusait ne serait-ce que légèrement des bonnes choses elle allait finir par être malade. Par contre, elle pouvait cuisiner comme ça pendant des heures. Tout ce qu’elle avait besoin était d’une bonne compagnie ou de la musique.

-« Trop paresseux pour cuisiner toi-même ? J’avoue que c’est toujours sympa d’avoir de la nourriture déjà prête devant soi sans avoir à se bouger les fesses. »

Une paire de fesses, lui il en avait une belle. Molly ne pouvait s’empêcher de le commentaire ou de laisser échapper à quel point elle le trouvait désirable. Elle n’avait jamais vraiment eu de filtre alors elle disait les choses comme elle venait et s’emmêlait bien souvent les pinceaux. Elle ne voulait pas qu’il la prenne pour une détraquée qui allait le harceler à travers la ville pour coucher avec lui. Elle pouvait se contenter de fantasmer sur lui en se disant que ça n’arrivera jamais… bien qu’elle se doutait d’avoir une belle opportunité. Il ne semblait pas désintéressé et rien qu’à ses remarques elle avait noté qu’elle avait toutes ses chances avec lui. Ce serait le meilleur des deux mondes : un ami avec des avantages qu’elle obtenait généralement en étant en couple.

-« Un pompier comme toi n’as jamais peur, j’en suis sûre ! Et on ne se cachera pas le fait que je ne peux pas rivaliser contre toi… sauf peut-être dans un combat d’oreillers où j’aurais une chance. »

En matière de cocktail contre la gueule de bois, Molly était certaine de n’avoir aucune concurrence. C’était facile à faire et c’était délicieux. Il s’agissait de tout ce dont elle avait besoin pour bien reprendre ses esprits et aider son corps à se remettre en place. Nathan, lui avait d’autres trucs qui avaient probablement faire leurs preuves. Cependant, lorsque Molly entendit les mots activité physique, elle recula soudainement, regardant Nathan d’un air à la fois étonné et outré.

-« Activité physique, hein ? Mais c’est de la torture ! Déjà que de sortir du lit pour aller faire pipi est un vrai supplice ! »

Ensuite, comme si rien n’était, elle continua de manger. Elle était comme ça, passant d’un état à l’autre, changeant toujours d’humeur. Heureusement pour son entourage, elle piquait rarement des crises de colère. Après tout, pourquoi déformer ses jolies traits avec de la haine ? La vie était trop belle pour qu’elle se mette en colère pour des conneries.

Une fois le repas terminé, elle se leva pour faire un massage des épaules à Nathan. Il avait droit au traitement royal avec elle, bien plus que n’importe qui. Déjà, Molly était du genre à prendre soin de ses invités, mais il était plus spécial que les autres. Elle allait donc tout faire pour qu’il se sente à l’aise et confortable. Ainsi, il sera sûrement tenter de revenir dans le futur.

Lorsque le regard de Molly se posa sur les blessures de Nathan, cette dernière réagit vivement, ne comprenant pas ce qui se passait. Que lui était-il arrivé ? Pourquoi de telles cicatrices barraient son dos ? Accident de chasse. C’était ce qui lui racontait. Cela semblait tellement douloureux, elle se demandait même comment il avait pu survivre à ça.

-« Pauvre toi ! Ça a du faire si mal ! Ça fait longtemps de ça ? Comment tu t’en es sorti ? Je comprends pourquoi mon père veut que j’arrête de me balader dans les bois. Il dit toujours qu’il y a des animaux dangereux. Il ne connait pas la vraie nature du chat des voisins lui… Du coup, je le fais quand même, mais est-ce que je risque de tomber sur un ours ? »

Nathan commença à débarrasser la table et Molly s’empressa de faire de même avec le comptoir de la cuisine pour déposer toute la vaisselle sale dans l’évier. Elle pourra tout nettoyer pendant que Nathan prend sa douche. Tant qu’il n’utilisait pas le bain…

-« Attend ! J’ai envie de pipi ! » Sur ce, elle courut jusqu’à la salle de bain pour faire ce qu’elle devait faire avant de revenir, l’air de rien. Elle s’était assurée que la chasse d’eau était tirée, que la douche était propre, que rien de compromettant trainait près de l’évier et s’était emparée des couvertures qui restaient dans le bain. « Ne pose pas de question, j’avais envie de faire un remix de l’un des plus grands succès de Ke$ha, hier soir. » Elle lança le tout sur le canapé. « Maintenant, tu peux y aller. »

Pendant ce temps, elle nettoyait la vaisselle en faisant gaffe de ne pas utiliser trop d’eau chaude. Lorsqu’elle eut terminé, elle laissa le tout sécher sur le comptoir, puis rangea les couvertures dans un placard après les avoir pliées. Il ne restait plus qu’à s’occuper de sa chambre. Avec précaution, elle retira ses couvertures pour dévoiler une armée de biscuit furieux qui l’observaient. Elle recula d’un pas et sursauta lorsque son pied effleura un doux foulard de cachemire. Elle cria, puis elle posa les yeux au sol, terrifiée à l’idée d’être tombée sur un animal mort ou une bête monstrueuse. En réalisant que ce n’était qu’un bête morceau de vêtement, elle éclata de rire. Ce qu’elle pouvait être stupide, parfois.
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Nathan L. Blake
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Lun 15 Déc - 13:13

Molly & Nathan ❧ Vous voyez combien de doigts ?
Même si Nathan posait des questions personnelles, Molly ne se gênait pas pour y répondre, comme il le supposait. En fait, il n’était pas de nature forcément très curieuse mais la façon d’être de la jeune femme le mettait suffisamment à l’aise pour qu’il ne se torture pas trop l’esprit avec le fait de paraître sans-gêne ou trop curieux. Au pire des cas, il avait le sentiment qu’elle le lui dirait, purement et simplement. Au moins c’était une façon de communiquer des plus simples. Il avait l’impression de ne pas pouvoir faire de faux pas avec elle. Un peu comme Betsy en fait, mais à un tout autre niveau.

« Je vois, un peu comme moi quoi. » fit-il avant de plisser les yeux en la regardant « Et je ne dis pas ça à propos du fait de sortir avec des mecs, je te vois venir !! » ajouta t-il en riant légèrement « Puis ça permet de profiter sans se prendre la tête, comme tu le disais si bien. Mais oui, tu es une fille sympa et intéressante ! Sûre que tu leur plairas ! Enfin je ne suis pas très très sociable donc je sors peu alors je connais pas forcément beaucoup de gens. Même si je connais la plupart des habitants d’ici, je n’ai pas forcément une réelle relation avec eux. Mais je pense que tu plairas à coup sûr à… celle avec qui je t’ai confondue. »

Nathan n’avait jamais été réellement habitué ni même élevé dans l’optique de fréquenter beaucoup de gens. A vrai dire, sans l’arrivée de Betsy, il vivrait certainement encore en ermite au fond des bois même si c’était toujours un peu le cas quelque part. Cela dit, ça n’en faisait pas de lui quelqu’un de fermé et de mal-aimable. Il s’ouvrait assez facilement aux autres même s’il ne savait pas toujours comment agir ou réagir en société. Pas qu’il soit sauvage mais il n’était pas forcément au fait des façons de se tenir face aux autres. Sa mère n’avait jamais jugé bon de lui apprendre ce genre de choses.

En tout cas il était traité comme un prince et il ne s’en plaignait pas ! Même s’il savait plus ou moins cuisiner, il aimait qu’on lui fasse à manger. Pas par flemme mais parce qu’il aimait l’intention. Et puis, il ne pouvait désormais plus se passer des plats de Betsy. Gros mangeur, il adorait profiter des plats des autres mais il ne savait jamais s’il pouvait se permettre de manger normalement sans passer pour un goinfre. Au moins, Molly ne lui fit aucun reproche sur le sujet.

« Oh non non, je sais cuisiner et j’aime bien ça, ça ne me dérange pas… Mais j’aime qu’on cuisine pour moi, ça me plait. Et puis j’adore goûter de nouveaux plats, découvrir de nouvelles choses… Si c’est pas moi qui cuisine, j’ai la surprise comme ça ! Et j’aime faire honneur à tous ces bons plats ! » confia t-il en se frottant doucement l’estomac en souriant

D’ailleurs il n’y avait pas que son estomac qu’il aimait contenter. Malheureusement, sa fréquentation avec les femmes était quasiment devenue inexistante depuis qu’il n’y avait plus qu’une seule femme qui l’attirait réellement. Seulement cette dernière lui était inaccessible et il n’avait pas envie d’aller voir ailleurs pour compenser. Mais à force de se priver, il commençait à ressentir une certaine frustration. Les remarques de Molly lui firent réaliser qu’il se privait bêtement pour rien. Qu’y avait-il de mal à prendre un peu de bon temps après tout ? Au moins il pouvait plaisanter sur le sujet avec elle, c’était déjà ça. Même s’il ne se passerait peut-être jamais rien entre eux, au moins ils pouvaient en rire sans en rougir.

« J’ai jamais peur… mais c’est pas forcément une bonne chose. Ca me fait faire des trucs un peu suicidaires parfois ! Un combat d’oreillers hm ? Méfie toi, je manie très bien la plume ! Si c’est un défi, je le relèverai ! »

Plus d’une fois Nathan avait manqué de mourir parce qu’il ne faisait jamais attention à lui. Heureusement, sa carrure le protégeait bien souvent du pire. Mais ce n’était pas pour autant qu’il était invincible et il le savait. Mais il faisait toujours passer les autres en priorité malgré tout. Il donna quelques conseils à Molly pour faire passer son mal de tête et sa gueule de bois mais elle semblait tout de même avoir des limites.

« Ah pour ça on est deux opposés ! Mais il faut dire que mon métier l’exige… D’ailleurs tu comptes trouver un boulot ici je suppose ? Je pourrais en toucher un mot à des connaissances si tu veux. »


Reposé et repu, Nathan se sentait bien. Il avait eu droit à un traitement royal et pour couronner le tout, il avait même droit à un massage. Même s’il n’avait rien demandé, Molly se proposait d’office. Pourquoi donc refuser ? Pour l’empêcher de voir ses cicatrices ? Il avait complètement oublié. Ce n’est qu’à sa réaction qu’il le réalisa. Bien obligé de mentir pour ne pas révéler la véritable nature de ces marques, il espérait que son histoire tiendrait la route. C’était apparemment le cas vu la réaction de la jeune femme, plus focalisée sur ce qu’elle voyait que sur ce qu’il racontait. Cependant, elle lui demandait tout de même conseil.

« Ca fait un peu plus d’un mois, c’est tout frais en fait. J’ai cicatrisé il y a peu et… ouais, c’était plutôt douloureux. Je ne pouvais plus trop bouger pendant des jours, c’était super handicapant. Maintenant ça va, je ne sens plus rien, ça fait parti de moi même si c’est pas très beau à voir. Et… j’étais pas seul. Mon partenaire a tué l’ours avant de me conduire en lieu sûr. Jamais aller dans les bois seul ! D’ailleurs oui… tu sais, s’il y a une directive du maire, ce n’est pas pour rien. C’est vraiment dangereux la nuit, il y a beaucoup d’animaux qui rôdent. Evite un maximum ou n’y va pas seule. Faudrait pas qu’il t’arrive malheur. »

Il ne pouvait pas lui parler des lycans mais il espérait que tout ça lui ferait suffisamment peur pour qu’elle évite de trop sortir. Après, il n’était personne pour la forcer à rester chez elle. Mais il espérait que ses conseils suffiraient à la rendre plus prudente. Repas terminé, il débarrassa la table et demanda l’autorisation de prendre une douche rapide. Seulement, Molly fut soudainement prise d’une envie pressante. L’inconvénient d’avoir les toilettes dans la salle de bain… Nathan en profita pour nettoyer la table. Il fut surpris de voir Molly revenir avec des couvertures, provenant apparemment de la salle de bain.

« Je ne la connais que de nom… mais je veux bien te croire ! Puis c’est chez toi hein, tu peux bien faire ce que tu veux ! Je ne serai pas long, merci ! »

Une fois dans la salle de bain, il retira ses vêtements et prit une douche rapide, empruntant une serviette propre pour se sécher. Il ne voulait pas utiliser trop d’eau chaude ou passer pour un sans-gêne. Après tout, il pourrait en prendre une autre une fois chez lui. Mais alors qu’il se séchait, il entendit un cri. Ignorant complètement ce qu’il se passait et puisqu’elle n’était plus ivre, Nathan attacha précipitamment la serviette autour de sa taille et couru vers le cri, ne prenant pas le temps de se rhabiller. Il découvrit alors une Molly qui riait sans qu’il sache pourquoi. Resté dans l’encadrement de la porte, il l’observa un instant, intrigué.

« Qu’est-ce qu’il se passe ? J’ai entendu un cri… Tout va bien ? »

©clever love.


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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles Jeu 1 Jan - 17:41

Molly était le genre de femme qui aimait prendre du temps pour elle, se ressourcer et reprendre des forces pour les nouvelles aventures qui l’attendaient possiblement à chaque jour. Elle avait besoin de temps seule, avec ses pensées et ses doutes, afin de réfléchir convenablement à divers éléments de sa vie. Elle avait besoin de se récompenser pour les bonnes actions qu’elle accomplissait et les efforts qu’elle fournissait dans ce qu’elle entreprenait.

En gros, elle aimait glander.

La seule raison qui avait poussé Molly à trouver un boulot était l’argent. Elle avait besoin de sous pour économiser et ainsi espérer pouvoir quitter ce trou perdu. Elle n’avait pas véritablement envie de rester y vivre bien longtemps, mais elle ne le démontrait pas vraiment, il fallait avouer. Elle finissait toujours par tout dépenser dans une paire de chaussure ou sur le net. Au final, elle n’avait mis que quelques centaines de dollars de côté, même pas assez pour payer un loyer.

Lorsque Nathan lui demanda si elle avait un boulot, Molly ne put s’empêcher d’afficher une petite moue pensive. Elle trouvait cela pathétique de lui dire qu’elle travaillait dans une supérette à temps partiel alors qu’il était un pompier, un métier qu’elle respectait beaucoup. Elle avait l’air de quoi, là ? Pas grand-chose. La prochaine paie, elle allait la mettre entièrement de côté, elle se le promettait.

-« Je travaille dans le centre-ville… une petite supérette, rien de bien excitant. J’aimerais bien me trouver mieux, mais c’est pas comme si y’en avait des opportunités ici… »

Puisque le repas était terminé, Molly se leva afin de faire un massage des épaules à Nathan. En plus d’avoir la peau chaude, elle devait avouer que c’était très agréable de laisser glisser ses mains sur un corps musclé… et couvert de cicatrices. La jeune femme avait été surprise de découvrir ce qui lui était arrivé quelques temps plus tôt. Il s’était fait attaqué par un ours et ce dernier ne l’avait pas raté. Croyant à tout ce qu’il disait sans même réfléchir, Molly était maintenant décidée à ne plus se balader dans la forêt toute seule. Si son père le lui interdisait sans lui donner de véritable raison, Nathan, lui, venait de réussir à la convaincre de ne plus y mettre un seul pied.


-« J’ai maintenant l’excuse parfaite pour me taper des marathons de séries télé la nuit plutôt que de sortir. » Elle ouvrit les bras et s’approcha de Nathan pour le serrer contre elle. « Pauvre toi ! Ça devait tellement faire mal… Toi non plus tu ne vas plus dans les bois seuls, hein ! »

Une chance qu’il était accompagné le jour où ce drame s’était produit, car il n’aurait probablement été présent à l’heure qu’il est. Préférant ne pas continuer à parler de cette histoire, qui devait être un très mauvais souvenir pour Nathan, la jeune femme entreprit de faire la vaisselle lorsqu’il eut débarrassé la table. Pendant ce temps, il allait se doucher.

Lorsqu’il quitta la salle de bain, Nathan ne retrouva pas Molly dans la cuisine, mais bien dans sa chambre, en train de rire sans raison apparente. Que s’était-il passé ? Il l’avait entendu crier, mais elle semblait aller bien. Elle riait tout en pointant son foulard, au sol. Plus elle riait, moins elle restait en place, titubant. Elle finit par s’écraser sur son matelas, au milieu des cookies. En position stable, elle put enfin se concentrer sur son rire afin de se calmer peu à peu. Par la suite, elle se redressa.


-« Je… » Elle étouffa un nouveau rire. « Je pensais que c’était un animal, mais c’est qu’un foulard. »

Elle essuya ses yeux, légèrement mouillé, puis leva Nathan avec un grand sourire.

-« Je suis désolée, monsieur l’agent, mais je crois que j’ai ruiné la scène de crime ! »

Elle se leva et s’approcha de Nathan. Posant les mains sur son torse, elle tentait de le pousser vers l’arrière, doucement, afin de l’inciter à retourner à la salle de bain. Elle ne se plaignait pas de la vue, loin de là, mais un peu de décence était de mise, surtout si son père décidait de revenir, ce qui ne devrait plus tarder.

-« C’est pas parce que je te trouve terriblement sexy que ce sera le cas de mon père s’il te voit comme ça en entrant. Quand il s’absente pour la nuit, il revient toujours avant l’heure du diner. Et parlant de diner, je pourrais t’en faire un pour apporter, si tu veux. Tu travailles aujourd’hui ?  »
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Message(#) Sujet: Re: Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles

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Chapitre 1: Comment avoir l'air pathétique en dix leçons faciles
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